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    La situation reste préoccupante dans la province de l’Ituri, sous état de siège depuis mai 2021. Plus de 60 civils ont été tués dans cette province en l’intervalle du 1er janvier jusqu’au 12 février 2024.

    Des statistiques livrées à la presse ce lundi 12 février 2024 par la société civile forces vives, Coordination provinciale de l’Ituri passant en revue l’évolution actuelle de la situation sécuritaire.

    Parmi les victimes, le chef du village Busiyo en territoire d’Irumu et sa femme, plusieurs femmes dont des filles violées avant d’être tuées. Les principaux étant des miliciens CODECO et les rebelles ougandais de l’ADF opérant du côté de Mambasa et d’Irumu.

    Cependant, une accalmie précaire s’observe en Ituri, poursuit cette structure citoyenne qui salue les efforts consentis notamment par les animateurs de l’État de siège. Dieudonné Lossa Dhekana, son répondant, se félicite aussi des engagements au processus de paix témoigné par les groupes armés locaux.

    « À nous de rappeler aux groupes armés qu’ils ont pris le chemin de non-retour, qu’ils avancent jusqu’au bout du processusCeci marque la fin de la loi de la jungle qui a tant perduré en province de l’Ituri», a-t-il déclaré dans les propos recueillis par buniaactualite.cd.

    Dans une série de recommandations, la société civile de l’Ituri demande au chef de l’État, Félix Tshisekedi, de ne ménager aucun effort pour éradiquer tous les groupes armés et rebelles actifs en Ituri afin de restaurer l’autorité de l’État, de renforcer l’effectif militaire, de relever certains militaires ayant fait plusieurs années devenus les gardiens de coutume en Ituri, de mettre le moyen nécessaire au profit du P-DDRCS.

    Au commandement des opérations militaires au niveau provincial, d’accompagner les actions des autorités coutumières et des forces vives engagées dans la recherche de la paix, d’être sans état d’âme vis-à-vis des groupes armés et d’autodéfense qui vont dégrader l’acte de cessation des hostilités dont ils sont eux-mêmes signataires, d’assurer la sécurité de la population et de ses biens sur l’ensemble de la province, etc.

    Aux groupes armés de respecter scrupuleusement leurs engagements, de privilégier d’autres voies que le recours aux armes pour les revendications et à la population de collaborer avec les services de défense et de sécurité au-delà d’accompagner le processus de pacification de l’Ituri.

    Verite Johnson

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