Une vive panique a gagné, ce mercredi 21 janvier, un village du groupement Nyoka, dans la chefferie des Panduru, territoire de Mahagi, en province de l’Ituri. Des présumés éléments de la milice CODECO sont pointés du doigt dans cette incursion qui a brutalement rompu une période d’accalmie observée dans la zone.
Selon les informations recueillies localement, environ dix motos ont été emportées par ces hommes armés. Dans le même temps, une dizaine de personnes auraient été kidnappées, parmi lesquelles l’épouse du chef du groupement Nyoka. Ces événements ont semé la peur au sein de la population, encore marquée par les violences passées.
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Cette situation suscite de nombreuses interrogations au sein de la société civile locale, qui s’inquiète de voir resurgir l’insécurité après un calme relatif. Pour Innocent Wabekudu, répondant de la société civile de Mahagi, cette nouvelle alerte pourrait avoir des conséquences graves sur le quotidien des habitants.
« Nous craignons que cela provoque de nouveaux déplacements de la population », a-t-il déclaré, soulignant la fragilité de la paix retrouvée dans certains villages. La société civile redoute particulièrement un retour des scènes de fuite massive, alors que des familles récemment retournées tentaient de reprendre une vie normale.
« Nous ne voulons pas enregistrer des pertes en vies humaines, encore moins assister au déplacement des retournés », insiste la société civile, appelant à une réaction rapide et préventive.
Face à cette situation tendue, un appel à la vigilance a été lancé à l’endroit des habitants. La société civile invite la population à dénoncer tout cas suspect, afin de permettre une anticipation et d’éviter une nouvelle dégradation de la situation sécuritaire dans cette partie du territoire de Mahagi.
Pour l’heure, les regards restent tournés vers l’évolution de la situation dans le groupement Nyoka, où la population espère notamment le relâchement des civils pris en otage.
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