Ils ont été envoyés par le président,
Leur frère, issu du même sang.
Le parvenu au pouvoir circule,
Pour se taper des millions d’argent.
Fabriqués au poste de gouverneur,
Gestionnaire, administrateur…
Autour de tables de viveurs,
Ils ont trinqué en décideurs.
L’objectif atteint sans lenteur,
En un temps record qui se meurt.
Affamés de l’argent-drogueur,
Ils sont fous chez les gens d’ailleurs.
Ils s’abreuvent des sangs versés,
Des millions de déplacés
Ont-ils faits des gens ; menacés,
Le peuple victime est accusé.
Leurs poches de voleurs se déchirent
De trésors ; ils veulent en finir.
Génocidaires en tenue, ils tirent
Sur un peuple jusqu’à l’anéantir.
Minces, venus kwashiorkorés,
Ventrus, ils sont revigorés
De viandes de vaches volées
Et de poissons exterminés.
Et voilà leur départ imminent,
Ils n’en reviennent pas vraiment :
Ils souffrent de partir ; méchants,
Leur rage est de tuer maintenant.
Le bataillon est invité
Pour tracasser et massacrer.
Qui ose répliquer est tué,
Qui en parle, incarcéré.
Voilà le sort de l’Ituri,
Victime de son paradis.
Ils en ont fait le fief zombie
Pour nourrir leur race, les maudits.
Qu’ils meurent comme ils ont vécu !
CMU

