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    Le mot « homosexualité » apparaît de plus en plus dans certaines langues dans le discours social et sur les réseaux sociaux en Ituri. Chez les jeunes, c’est devenu un sujet de moquerie pendant que le programme national de lutte contre le VIH/SIDA (PNMLS ) s’en préoccupe

    L’homosexualité désigne l’attirance sexuelle ou amoureuse envers une personne du même sexe ou du même genre que le sien. À cela s’ajoute, en Ituri, le transgenre, ou trans, dont l’expression de genre et/ou l’identité de genre s’écarte des attentes traditionnelles reposant sur le sexe assigné à la naissance.

    « Cette catégorie de la population ( homosexuelle et trans) est à ne pas négliger dans la lutte contre le VIH/SIDA, car cette population, si on n’investit pas, on risque d’entretenir la transmission du VIH », pense le répondant du PNMLS en Ituri.

    En termes statistiques, les chiffres sont inquiétants : 314 homosexuels documentés et sensibilisés et 414 transgenres. À Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, le mot « homosexualité » gagne du terrain. Pourtant, l’homosexualité est une réalité ancienne en RDC, s’illustrant actuellement par le terme « 2 fois, 2 fois » qui fait référence à homme-homme ou femme-femme.

    Un jargon qui prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux, aujourd’hui vécu comme une stigmatisation. La peur des violences et des discriminations pousse nombreux d’entre eux à vivre clandestinement. Une position renforcée par les autorités et la justice congolaises qui ont, en juin 2024, durci le ton contre l’homosexualité. Après l’injonction du nouveau ministre de la Justice, Constant Mutamba, le procureur général près la Cour de cassation avait, à son tour, instruit le 20 juin, les magistrats pour réprimer les auteurs des actes homosexuels et d’autres pratiques comme le sexe en groupe.

    Verite Johnson

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