Au cœur du groupement Tadu, dans le territoire de Faradje, en province du Haut-Uele, l’école primaire officielle Obota 2, ouverte pour la première fois au cours de l’année scolaire 2025-2026, lance un appel pressant aux autorités provinciales.
À peine créée, l’institution fait face à d’importantes difficultés liées au manque d’infrastructures adéquates dans cette partie de la République démocratique du Congo.
Depuis la rentrée, élèves et enseignants suivent les cours dans des conditions jugées indignes : absence de salles de classe fonctionnelles, manque criant de bancs et d’équipements scolaires, installation provisoire faite de matériaux de fortune… Certains enfants sont contraints de s’asseoir à même le sol, rendant l’apprentissage particulièrement éprouvant dans un environnement déjà vulnérable.
Les dirigeants de l’établissement se disent inquiets pour l’avenir de cette jeune école.
« Première année de fonctionnement, et déjà les défis sont énormes. Les parents ne sont pas encore habitués à payer régulièrement les frais scolaires, ce qui fragilise le fonctionnement de l’école. Nous risquons même de perdre certains enseignants de bonne volonté faute de moyens », ont-ils confié ce mardi 9 décembre 2025 à buniaactualite.cd.
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Cette situation reflète un problème plus large dans le territoire de Faradje, où de nombreuses écoles non encore budgétisées par l’État congolais fonctionnent dans des conditions extrêmement précaires.
Sans bâtiments appropriés, sans matériel pédagogique ni appui financier suffisant, ces établissements survivent grâce à l’engagement des enseignants et au soutien de la communauté locale.
Face à cette réalité, l’école Obota 2 espère une intervention rapide afin d’offrir aux enfants du groupement Tadu un cadre d’apprentissage sécurisant et conforme aux standards requis.
Benjamin Vita


