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    Les tensions refont surface entre le Parc national de la Garamba (PNG) et la communauté Mondo. Ce mercredi 15 octobre, les leaders communautaires ont dénoncé ce qu’ils qualifient de “sabotage notoire et acte de discrimination”, après s’être vu refuser l’accès à une réunion officielle organisée par la direction du parc.

    Selon plusieurs sources locales, cette rencontre, tenue dans le cadre des préparatifs des projets communautaires 2026, devait réunir les représentants des différentes communautés riveraines du parc. À leur grande surprise, les membres de la communauté Mondo se sont vu interdire l’accès, sous prétexte que seuls trois délégués avaient été retenus pour les représenter : une restriction qu’ils jugent injustifiée.

    « Face à cette humiliation, nous, leaders Mondo, avons décidé de quitter le site. Nous saisissons les autorités pour qu’elles examinent de près ce qui se passe dans la gestion du PNG, une structure qui, pour nous, n’a plus d’existence légitime sur notre territoire ancestral », a déclaré un leader Mondo contacté après l’incident.

    Les responsables communautaires dénoncent un traitement discriminatoire, estimant que d’autres communautés ont été massivement représentées à la même réunion. Ils réclament le départ immédiat de certains gestionnaires communautaires du parc, accusés d’entretenir une politique d’exclusion à l’égard des Mondo.

    Cette nouvelle controverse intervient dans un contexte déjà marqué par des relations tendues entre le PNG et les communautés locales de Faradje et Watsa, qui reprochent à la gestion du parc un manque d’inclusivité dans la mise en œuvre des projets de développement communautaire.

    En attendant une réaction officielle de la direction du parc national de la Garamba, les leaders Mondo appellent les autorités provinciales et nationales à “restaurer l’équité et la justice dans la gestion des relations entre le parc et les populations locales.”

    Benjamin Vita

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