La chefferie Bari-Logo a annoncé mardi 18 novembre 2025 la nomination officielle des membres de son nouveau Cabinet coutumier, conformément à l’Arrêté Coutumier n°345/4.11/BUR/CBL/DES/KS-J-BBP/002/2025 signé et publié le 11 novembre 2025. Cette décision, rendue publique à travers un communiqué officiel, visé à renforcer l’efficacité administrative de cette entité coutumière en pleine restructuration.
S’exprimant au téléphone de buniaactualite.cd, John Oriane, porte-parole de la chefferie, a expliqué que cette démarche s’inscrit dans une vision de modernisation et de consolidation de l’autorité coutumière, pour mieux répondre aux attentes de la population.
Revenant sur l’histoire de la chefferie Bari-Logo, John Oriane a rappelé que celle-ci dépendait du territoire de Faradje avant 1958 ( voir l’histoire ), avant de fonctionner durant plusieurs années comme secteur Kibali.
« Aujourd’hui, nous revenons à la puissance coutumière héritée de nos ancêtres, sans toutefois tourner le dos à Faradje », a-t-il précisé.
Selon lui, cette réorganisation administrative ouvre la voie à une meilleure gestion et à une politique coutumière mieux adaptée aux réalités actuelles.
Il a également souligné que la chefferie Bari-Logo fonctionne principalement grâce aux taxes locales et aux redevances minières versées par Kibali Gold Mines, un acteur majeur du secteur aurifère dans la région.
Ces ressources devraient permettre de développer prochainement plusieurs projets d’intérêt communautaire, notamment : des programmes agricoles et des actions visant à renforcer l’autonomie économique locale.
« Nous ne voulons plus rester seulement des importateurs. Nous devons aussi devenir des exportateurs de nos propres produits », a affirmé John Oriane.
En clôturant son intervention, le porte-parole a lancé un message fort aux autorités provinciales ainsi qu’à la société Kibali Gold Mines, à propos de la crise électrique qui frappe plusieurs villages environnants.
« Depuis des mois, les populations déplacées par la société minière vivent dans le noir total. À Durba en général, et à Kokiza en particulier, l’absence de courant plonge les habitants dans l’insécurité et complique la vie quotidienne », a-t-il dénoncé.
Il a évoqué notamment le dysfonctionnement des bornes fontaines, devenu un véritable casse-tête pour les familles.
Face au silence persistant autour de ces préoccupations, John Oriane prévient : « Si nos messages continuent à se dissoudre comme du sel dans l’eau, nous nous prendrons en charge dans les prochains jours à travers des actions citoyennes de grande envergure ».
Benjamin Vita

