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    vendredi, 12 décembre 2025

    Dans le territoire de Faradje en province du Haut-uele, la population et la société civile montent au créneau contre les services jugés défaillants de la société NURU. Entre les fréquentes coupures « intempestives » d’électricité et une facturation perçue comme excessive, notamment à cause du non-respect du taux de change officiel, les habitants dénoncent une situation devenue intenable, cela depuis plusieurs mois.

    Ce double problème ( tarification jugée excessive et instabilité de la fourniture ) perturbe profondément le quotidien des ménages et fragilise les petites activités économiques dépendantes de l’électricité.

    Selon le coordonnateur de la société civile Force vive, contacté par buniaactualite.cd, NURU aurait récemment procédé à une augmentation de ses tarifs.

    Cette hausse, qualifiée de brutale par Jean Claude Malitano, dépasse désormais les capacités financières de nombreuses familles à revenu modeste.

    « Nous avons constaté une hausse du prix de l’électricité sans explication claire, alors que le taux du dollar a varié », déclarait-il sur la radio Azibe FM de Tadu, dans l’émission Parlons au quotidien.

    Outre le coût élevé, les habitants dénoncent les coupures récurrentes de la fourniture, parfois plusieurs fois par jour, sans préavis ni communication officielle. Ces interruptions touchent non seulement les foyers, mais aussi les petits commerces, radios et ateliers artisanaux dépendants de l’électricité.

    « Parfois, nous restons plusieurs heures sans électricité, même pendant les heures de forte activité. Cela dérange nos activités, surtout pour ceux qui travaillent avec des appareils électriques. On perd du temps, de l’argent et de la clientèle », explique un jeune entrepreneur du centre de Tadu.

    Cette instabilité compromet non seulement la qualité de vie, mais aussi le développement économique local. Des secteurs comme la conservation des denrées alimentaires, la soudure ou encore la recharge téléphonique sont directement affectés.

    Face à cette situation, les habitants appellent la direction de NURU à revoir sa politique tarifaire, en tenant compte du pouvoir d’achat des consommateurs et de la réalité économique de la région. Ils demandent également un renforcement des installations techniques afin de stabiliser la production et la distribution de l’électricité.

    « Nous demandons à NURU de revoir ses prix en fonction du taux actuel du dollar et d’améliorer ses équipements techniques », plaide un autre résident.

    La société NURU, présente dans plusieurs provinces de la RDC, s’est donné pour mission de rendre l’énergie propre et durable accessible aux communautés rurales grâce à ses mini-réseaux solaires. Dans plusieurs localités, cette initiative a permis de réduire la dépendance aux groupes électrogènes et de stimuler les activités économiques locales.

    Cependant, à Tadu, dans le territoire de Faradje, cette promesse semble aujourd’hui mise à rude épreuve. La combinaison de tarifs élevés et de coupures fréquentes jette le doute sur la capacité de l’entreprise à maintenir une fourniture régulière et à respecter ses engagements vis-à-vis des usagers.

    Les habitants espèrent que les responsables de NURU accorderont une oreille attentive à leurs doléances, et que les autorités locales joueront un rôle de médiation afin de favoriser un dialogue constructif entre la société et la population.

    « Nous voulons une collaboration, pas une confrontation. Si NURU améliore la qualité de son service et ajuste ses prix, tout le monde en sortira gagnant », conclut un notable de Tadu.

    Contacté à plusieurs fois, les agents de société NURU demeurent silencieux face à cette situation.

    Benjamin Vita

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