Goma est comparable à un cimetière à ciel ouvert. Près de 3 000 morts sont documentés depuis l’assaut de l’armée rwandaise dans cette capitale provinciale du Nord-Kivu.
Il s’agit là encore d’un bilan provisoire rendu public ce mardi 04 février 2025 par l’organisation des Nations unies, par rapport aux incidents dans cette ville de la partie Est de la République démocratique du Congo (RDC).
Depuis la semaine écoulée, environ 2 000 personnes déjà enterrées, renseigne l’ONU. Sur les 2 000 corps déjà mis sous terre, 900 autres corps sans vie sont toujours dans des morgues des structures sanitaires de Goma. Des morgues qui sont d’ailleurs déjà débordées.
Des sources concordantes font état d’autres corps qui sont déjà éventuellement en état de décomposition et qui se trouvent dans l’aéroport de Goma et au niveau de la plus importante prison de cette ville.
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Kinshasa dénonçait déjà, il y a quelques jours, un véritable carnage de l’armée rwandaise qui s’organise dans cette ville.
Pour la prise de Goma, de violents affrontements ont opposé l’armée rwandaise et le M23 contre les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) appuyés par les Wazalendo.
C’est dans ce contexte que Tshisekedi et Kagame pourraient dans un bref délai se rencontrer pour notamment aborder la question de cette crise majeure.
Dans l’entre-temps, à Goma, certaines organisations sanitaires craignent la survenue d’une épidémie dans la zone, faute d’enterrement de tous les corps sans vie.
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