Des enfants dont l’âge varie entre 8 et 12 ans seraient exploités pour l’approvisionnement en eau dans certains restaurants du centre de Tadu, territoire de Faradje en Haut-Uele. Une situation préoccupante qui suscite une vive indignation au sein de la population locale.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place par Buniaactualite.cd, ces enfants transportent de l’eau à l’aide de bidons de 25 litres, une charge jugée excessive et inadaptée à leur jeune âge.
Ils seraient contraints d’effectuer cette tâche pour le compte d’une dame, propriétaire d’un restaurant local, qui les enverrait régulièrement chercher de l’eau pour les besoins de son activité.
Des voisins du restaurant affirment que cette femme aurait l’habitude de recourir aux services d’enfants pour ce travail pénible, sans leur offrir la moindre rémunération ni se soucier de leur bien-être ou de leur sécurité.
Pendant cette période de congé, ces jeunes garçons ont de nouveau été aperçus dans un point de vente d’eau situé au quartier Mission 1, précisément sur l’avenue de la Paroisse Sainte Marie Médiatrice de Tadu, toujours sous la surveillance de cette dame.
Cette situation soulève une vague d’indignation au sein de la communauté. Plusieurs habitants dénoncent une violation flagrante des droits de l’enfant, rappelant que la législation congolaise ainsi que les conventions internationales ratifiées par la République démocratique du Congo interdisent formellement toute forme d’exploitation des enfants, en particulier dans des travaux pénibles ou dangereux.
Face à cette situation, des appels sont lancés à l’endroit des autorités locales, des services de protection de l’enfance et des organisations de la société civile afin qu’une enquête soit ouverte et que des mesures urgentes soient prises pour protéger ces enfants et prévenir de tels abus à l’avenir.
La population de Tadu exhorte également les parents et les opérateurs économiques à respecter les droits fondamentaux des enfants, notamment leur droit à la protection, à la scolarisation et à une enfance digne.
Fabrice Nzete ya Malili

