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    La Synergie de la société civile du territoire de Faradje est montée au créneau contre une mesure récemment mise en œuvre par le Parc national de la Garamba. Elle accuse l’administration du parc d’avoir installé, sans consultation préalable des communautés locales, plusieurs positions de contrôle destinées à lutter contre le trafic des matériels d’orpaillage dans les territoires de Faradje et de Dungu.

    Selon les acteurs de la société civile, ces dispositifs visent notamment à intercepter les moto-pompes, tuyaux de refoulement, crépines et autres équipements utilisés dans l’exploitation artisanale de l’or. Une initiative qui suscite de vives inquiétudes au sein des communautés concernées.

    « Le Parc national de la Garamba gère ses domaines de conservation sans tenir compte des prérogatives liées au zonage », a dénoncé la Synergie de la société civile du territoire de Faradje.

    Les représentants de la société civile estiment que cette mesure a été prise de manière unilatérale et regrettent l’absence d’une communication claire ainsi que d’un dialogue préalable avec les populations affectées. Ils reprochent également au parc de multiplier les rencontres communautaires sans parvenir à construire un consensus autour de ses actions.

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    Ces préoccupations ont été exprimées vendredi 5 juin 2026 lors d’une réunion organisée dans la salle polyvalente de la chefferie de Logo-Ogambi à Faradje. La rencontre a réuni plusieurs acteurs locaux ainsi que des représentants des FARDC conduits par le major Poke.

    Devant l’officier militaire, les participants ont alerté sur les risques de tensions entre les communautés et les gestionnaires du parc. Ils craignent que la poursuite de cette mesure sans concertation ne provoque des incidents similaires à ceux déjà observés dans le secteur de Sambia, avec des conséquences potentielles sur la sécurité locale.

    Le major Poke a, pour sa part, salué l’initiative de dialogue engagée par la société civile. Il a assuré avoir pris en compte les différentes préoccupations soulevées, notamment celles relatives aux éleveurs Mbororo, à l’insécurité liée aux activités des ADF ainsi qu’aux plaintes portant sur certaines tracasseries attribuées à certaines positions militaires et structures présentes dans la région.

    Face à cette situation, la société civile appelle à l’ouverture rapide d’un cadre de concertation réunissant le Parc national de la Garamba, les autorités locales et les communautés. L’objectif est de trouver un équilibre entre les impératifs de conservation de l’environnement et les réalités socio-économiques des populations riveraines.

    Benjamin Vita

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