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    Les masques tombent du jour au lendemain sur le projet de balkanisation de la République démocratique du Congo, qui traverse depuis des années, une crise sécuritaire et humanitaire.

    Cette fois, la menace est réelle avec notamment l’occupation continue des provinces du Nord et du Sud-Kivu par les rebelles de l’AFC-M23, et la volonté affichée du pouvoir de Félix Tshisekedi à changer coûte que coûte la Constitution.

    Patrick Mundeke, conseiller de l’opposant Moïse Katumbi semble avoir dit tout haut ce qui se passe tout bas. Dans un entretien avec un média local, il a clairement laissé entendre que le projet de balkanisation avance en coulisses.

    « Les drapeaux de la nouvelle République de l’Est, des Swahiliphones, sont déjà en cours d’impression« , a clamé tout haut le Conseiller de Moïse Katumbi. « Bientôt, la République unie des Swahilophones verra le jour. C’est aussi le droit des populations de l’Est qui le souhaitent ».

    Celui-ci est allé plus loin, affirmant que l’opposition est décidée à tout faire pour bloquer le changement de la Constitution. « S’il faut, nous prendrons même les armes pour défendre cette Constitution« .

    Pendant ce temps, à Kinshasa, le pouvoir refuse de capituler aux menaces de l’opposition et de la balkanisation de la RDC. Dans la nuit, le Sénat et l’Assemblée nationale se sont accordés sur des points de discorde qui bloquaient l’envoi du projet de loi sur le référendum pour promulgation.

    « […] peu avant minuit, ma proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum en RDC vient d’être adoptée, en termes identiques, par l’Assemblée nationale et le Sénat », a indiqué le député national Paul-Gaspard Ndondankoy, porteur du projet de loi.

    La charge revient maintenant au Président Félix Tshisekedi, qui devra décider de la promulgation ou pas de ce projet de loi sur le référendum. Patrick Mundeke est clair : « Tshisekedi n’a pas le monopole de la folie ».

    Jusqu’ici, Kinshasa négocie avec la rébellion de l’AFC-M23 dans le cadre des pourparlers de Doha, au Qatar. Néanmoins, écarter les zones occupées de ce référendum risque d’être fatal pour l’avenir de la République démocratique du Congo, surtout que les occupants gardent leur attachement à la Constitution du 18 février 2006.

    La Rédaction

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