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    Les résultats de l’Examen d’État 2026 pour la province éducationnelle Ituri 1 ont été publiés dans la nuit du dimanche au lundi 6 juillet. À Bunia, plusieurs finalistes n’ont pas attendu longtemps avant de laisser éclater leur joie dans les rues.

    Comme le veut la tradition en République démocratique du Congo, les nouveaux diplômés se sont fait remarquer par leurs têtes couvertes de poudre blanche et leurs uniformes déchirés, sur lesquels étaient inscrits le nom de leur école ou encore le pourcentage obtenu. Certains ont parcouru les principaux boulevards de la ville en groupe, tandis que d’autres ont été aperçus roulant à vive allure à moto.

    Au-delà de cette ambiance festive, cette joie trouve aussi son origine dans le contexte particulièrement difficile dans lequel les épreuves se sont déroulées cette année. Entre l’insécurité et l’épidémie de la maladie à virus Ebola qui frappe une partie de la province, les candidats ont dû poursuivre leur parcours scolaire dans un climat d’incertitude. Pour beaucoup, décrocher le diplôme représente donc bien plus qu’une simple réussite scolaire.

    « Je remercie Dieu pour sa protection et sa bénédiction. L’émotion est tellement forte que je ne sais même pas quoi dire », confie un lauréat ayant obtenu 61 %.

    Un autre, crédité de 63 %, dit rendre grâce à Dieu pour avoir permis aux finalistes d’aller jusqu’au bout des épreuves.

    Pour un candidat ayant décroché 64 %, cette réussite récompense de nombreux sacrifices. Il rappelle que les élèves ont étudié dans un contexte marqué par Ebola et l’insécurité, avec parfois des cours organisés même le dimanche afin de rattraper le programme.

    Un autre finaliste a, de son côté, adressé un message d’encouragement à ceux qui n’ont pas réussi cette session, estimant que l’échec n’est pas une fin. Il indique vouloir poursuivre des études en management.

    Face à ces manifestations de joie, le commissariat urbain de la Police nationale congolaise à Bunia se veut clair : célébrer sa réussite est légitime, que ce soit en famille ou dans la rue, mais cela doit se faire dans le strict respect des mesures barrières imposées par le contexte d’Ebola.

    La police rappelle notamment que les finalistes qui circulent à moto sont soumis aux mêmes règles que tous les autres usagers de la route. Le non-respect des mesures en vigueur, notamment le transport de deux ou trois passagers sur une même moto, expose les contrevenants à des sanctions. Selon plusieurs informations recueillies sur place, certains finalistes auraient d’ailleurs été interpellés pour non-respect de ces dispositions.

    Certains éléments de la police ont même été déployés dans certains points de la ville, où ils veillaient au respect des mesures barrières.

     

    Rédaction

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