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    À Bunia, la question de la fluidité routière reste entière. Même sur des axes récemment modernisés, les embouteillages continuent de compliquer le quotidien des usagers.

    Autour du marché central et sur la deuxième rue, notamment vers la Maison 425 sur l’avenue Kamanyola, la situation devient de plus en plus difficile. Conducteurs de motos-taxis et automobilistes dénoncent une congestion persistante qui ralentit considérablement la circulation.

    Selon plusieurs témoignages relayés par Canal Révélation, le problème trouve son origine dans le mauvais stationnement et le déchargement désordonné des marchandises directement sur la chaussée, en particulier par certains camions de commerçants.

    Une route modernisée, mais vite saturée

    Sur l’avenue Kamanyola, pourtant récemment asphaltée, le constat est amer. Ce tronçon censé améliorer la mobilité est aujourd’hui engorgé.

    Quelques mètres suffisent désormais pour perdre de longues minutes. Les gros camions, souvent stationnés en pleine voie pour décharger, deviennent de véritables obstacles. Résultat : une circulation ralentie, voire bloquée.

    Sur les réseaux sociaux, les réactions ne se sont pas fait attendre. Plusieurs internautes ont donné leur lecture de la situation :

    « La faute est pour le gouvernement, ils n’auront pas donné l’accès aux gros véhicules de faire leurs circulation pendant la journée», écrit Bruno Fanga

    « Un parking vendu où devait stationné les taxis voitures et les motos. La faute revient à celui qui avait autorisé la construction des hagards à cet endroit public», écrit Freddy Duduba

    « Maire de la ville, il est prêt à récolter les taxes mais aucun changement majeur, il dit mauvais stationnement pourtant il y’a pas parking public», écrit Michel Byarwanga sur Facebook

    « La route est trop petite, il faut engrandire surtout au grand marché», écrit Elgad Claude

    Une version soutenue par Jean Aneno : « La faute revient au gouvernement provincial d’avoir rétrécir la route car ils savaient très bien que la ville allais s’agrandir d’un jour ou l’autre»

    Entre désordre et absence de régulation

    Malgré les travaux de modernisation, l’absence de discipline routière et de contrôle efficace semble neutraliser les efforts fournis. Les zones commerciales, en particulier autour du grand marché, sont devenues des points noirs permanents.

    « Les camions bloquent la route en pleine journée pour décharger. Nous sommes obligés de contourner ou de rester bloqués pendant de longues minutes », témoignent des conducteurs de motos-taxis.

    À cela s’ajoute une autre inquiétude : le coût du carburant. « En contournant, je suis censé perdre beaucoup de carburants, c’est inquiétant », regrette un autre usager.

    Un problème plus profond que la route

    Pour certains observateurs, la question dépasse largement l’état des infrastructures. Un analyste indépendant évoque un problème de fond :

    Sans régulation, même les routes les plus modernes perdent leur utilité. L’asphaltage, sans organisation ni contrôle, devient un investissement à faible rendement.

    « Tant que la ville ne passera pas d’une logique de travaux publics à une logique de gestion urbaine intégrée (régulation, sanctions, logistique commerciale), ces embouteillages vont s’aggraver », a-t-il estimé à buniaactualite.cd.

    En toile de fond, un autre enjeu apparaît clairement : la croissance rapide de Bunia.

    La ville attire de plus en plus d’activités commerciales. La population augmente. Mais les infrastructures d’accompagnement, elles, peinent à suivre. Les espaces publics restent insuffisants : manque de parkings, absence de zones dédiées au déchargement.

    Un appel aux autorités

    Face à une situation jugée « intenable », les usagers interpellent les autorités locales. Ils demandent des mesures concrètes : une meilleure régulation du stationnement, l’interdiction du déchargement en pleine chaussée aux heures de pointe, un renforcement de la présence de la Police de circulation routière (PCR), l’implication de la Commission nationale de prévention routière (CNPR).

    En attendant des réponses, les embouteillages continuent de rythmer le quotidien des habitants, transformant chaque déplacement en épreuve dans certains coins de la ville.

    Verite Johnson

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