Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, le Dr Roger Kamba, est arrivé ce jeudi 9 juillet à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri. Il s’agit de sa quatrième mission dans la province depuis la déclaration de la 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola. Mais où en est-on avec la riposte ?
À son arrivée, le ministre a expliqué que cette visite vise à faire un état des lieux de la riposte, 54 jours après le début de l’épidémie, et à vérifier si les objectifs fixés ont été atteints ou sont en voie de l’être.
« Cette riposte a maintenant 54 jours. Je devais me rassurer que tous les objectifs fixés ont été atteints ou en voie d’être atteints. Et je pense qu’il y a aussi besoin d’adapter la riposte au moment utile. Je suis là pour savoir où on en est », a-t-il déclaré.
Le ministre a insisté sur le fait que sa présence à Bunia ne répond pas à une logique protocolaire, mais à une volonté de s’assurer du bon fonctionnement de tous les mécanismes de la riposte.
« Ma personne n’est pas là pour être assurée, mais pour que tout fonctionne comme il faut », a-t-il affirmé.
Le Dr Roger Kamba a également rappelé que la lutte contre Ebola repose avant tout sur les capacités nationales.
« La riposte est nationale. C’est d’abord le pays qui doit agir avant les autres », a-t-il souligné.
Interrogé sur l’évolution de l’épidémie, le ministre a reconnu que la maladie se trouve actuellement dans une phase de forte progression.
« Nous sommes en phase très active de la maladie. Le nombre de cas augmente tous les jours. Et cette phase, on l’attendait presque », a-t-il expliqué.
Selon lui, cette augmentation des cas permet aussi de mieux mesurer l’ampleur réelle de la circulation du virus dans les communautés.
« L’augmentation des cas nous donne aussi l’information de la réalité qu’il y a dans la communauté. Et ça nous permet d’arriver à dire, maintenant, il y a plus de malades qui restent dans la communauté. C’est à partir de ce moment-là qu’on va voir un plateau et une décroissance. Ça, c’est l’évolution de la maladie normalement. »
À la question de savoir si le pic de l’épidémie avait déjà été atteint, le ministre est resté prudent.
« Pour atteindre le pic ? Nous ne pouvons pas le fixer aujourd’hui. Nous sommes encore dans une phase active », a-t-il conclu.
Verite Johnson

