La déclaration de la 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola en Ituri suscite déjà de vives inquiétudes dans les zones voisines. À Oicha, au Nord-Kivu, les autorités sanitaires appellent la population à une vigilance maximale face au risque de propagation du virus.
La zone de santé d’Oicha, qui partage directement des limites avec la province de l’Ituri, se considère particulièrement exposée. Chargé des activités préventives et de la surveillance épidémiologique, Kule Kyusa affirme que la situation impose une mobilisation immédiate de tous les acteurs sanitaires et communautaires.
« Nos populations, nos chauffeurs qui vont là-bas… Nous sommes à haut risque. Nous devons être vigilants », alerte-t-il au micro de nos confrères de la RTM Oïcha.
Face à cette menace, la zone de santé insiste sur le respect strict des mesures préventives. Les habitants sont appelés à se laver régulièrement les mains avec du savon ou une solution hydroalcoolique, à limiter les contacts physiques inutiles et à éviter la consommation de viande de brousse, considérée comme l’un des réservoirs potentiels du virus Ebola.
Les structures sanitaires sont également invitées à se préparer à une éventuelle prise en charge des cas suspects. Aux différents points de contrôle et barrières, les équipes sanitaires sont encouragées à renforcer les mesures barrières afin de limiter tout risque de contamination.
Kule Kyusa demande par ailleurs à la population de ne pas considérer ces dispositifs de prévention comme des tracasseries, mais plutôt comme des mesures de protection indispensables face à une maladie aussi dangereuse qu’Ebola.
Dans cette partie du Nord-Kivu, où les échanges et déplacements avec l’Ituri restent fréquents, les autorités sanitaires redoutent une propagation rapide si la vigilance n’est pas renforcée dès maintenant.
Verite Johnson

