Le Collectif des journalistes de l’Ituri (CJI) appelle les responsables de la riposte contre la maladie à virus Ebola à renforcer leur collaboration avec les professionnels des médias et à mettre en place un cadre permanent d’échanges sur l’évolution de l’épidémie.
Dans une déclaration faite mercredi 16 septembre 2026, cette organisation de journalistes estime qu’un meilleur accès à l’information permettrait aux médias de contribuer davantage à l’information des communautés, à la sensibilisation, à la lutte contre les rumeurs ainsi qu’à la redevabilité dans la gestion de la crise sanitaire.
« Nous appelons les responsables de la riposte contre la maladie à virus Ebola en Ituri à prendre au sérieux la place et le rôle des professionnels des médias dans la gestion de cette crise sanitaire », a déclaré Rachidi Kudra, porte-parole du CJI-ASBL.
Le CJI réclame davantage d’accès à l’information
Pour le collectif, les journalistes ne devraient pas être considérés uniquement comme des relais des communications officielles produites par les structures chargées de la riposte.
Le CJI estime qu’ils doivent également pouvoir accéder aux informations nécessaires pour exercer leur travail de collecte, de vérification et de traitement journalistique des données liées à l’épidémie.
Dans sa déclaration, l’organisation met en garde contre ce qu’elle considère comme des risques de marginalisation des médias, d’accès limité aux informations ou encore de communication sélective sur la situation épidémiologique.
Elle plaide plutôt pour des échanges réguliers entre les responsables sanitaires et les professionnels des médias, particulièrement dans un contexte où les rumeurs et les fausses informations peuvent compliquer la compréhension des messages de santé publique par les communautés.
La déclaration intervient également dans un contexte de changement à la tête de la Division provinciale de la Santé (DPS) de l’Ituri.
Selon les informations communiquées, Lola Loway Marcel, jusque-là affecté à la DPS Ituri, est désormais affecté à la DPS du Bas-Uélé. Kalume Albati Alex, précédemment au Bas-Uélé, est quant à lui affecté à la DPS Ituri.
Le CJI affirme avoir rencontré des difficultés de collaboration avec le responsable sortant et souhaite que la nouvelle direction instaure des relations plus régulières avec les médias.
Cette appréciation émane du collectif des journalistes. La réaction du responsable sortant ou de la DPS Ituri à ces critiques n’était pas disponible au moment de la rédaction de cet article.
Le CJI espère que le changement intervenu à la tête de la DPS permettra notamment de renforcer le dialogue entre les autorités sanitaires et les journalistes pendant la riposte contre Ebola.
Dorcas Faya

