Ils sont des milliers à franchir ce lundi 22 juin 2026 les portes des centres d’examen pour affronter l’une des épreuves les plus décisives de leur parcours scolaire. Mais cette année en Ituri, l’Examen d’État se déroule dans un contexte particulier marqué par l’épidémie d’Ebola qui continue de préoccuper la population.
Dans les cours d’écoles transformées en centres d’examen, l’ambiance est partagée entre concentration et vigilance. Si la maladie occupe les conversations depuis plusieurs semaines, de nombreux candidats affirment avoir choisi de ne pas laisser la peur prendre le dessus.
« Non, je ne suis pas perturbé par Ebola », assure un finaliste rencontré dans un centre de Bunia. Un autre élève se veut tout aussi rassurant. « On respecte seulement les mesures barrières », dit-il simplement.
Pour les responsables des centres, l’objectif est clair : permettre aux candidats de composer dans les meilleures conditions possibles tout en réduisant les risques liés à l’épidémie.
À Bunia, un chef de centre affirme que toutes les dispositions nécessaires ont été prises pour protéger les élèves.
« Nous sommes bien équipés pour protéger les enfants d’Ebola. Nous avons mis en place les dispositifs nécessaires », explique-t-il.
Dans les différents centres, l’organisation a été adaptée au contexte sanitaire. À l’entrée, la température des candidats est systématiquement contrôlée. Le lavage des mains est exigé avant l’accès aux salles. Les contacts physiques sont limités et les élèves sont installés à distance les uns des autres dans les salles de classe.
Une autre question préoccupe certains candidats et leurs parents : que se passe-t-il lorsqu’un élève présente des signes suspects le jour de l’examen ? La réponse est déjà prévue dans le dispositif mis en place.
« Il n’aura pas accès au centre. On va le référer vers la structure sanitaire la plus proche puis on va lui emmener le cahier d’items là-bas », précise un chef de centre.
Malgré les inquiétudes liées à l’épidémie, les finalistes restent concentrés sur leur objectif principal : décrocher leur diplôme.
À la sortie de la salle d’examen, un candidat résume le sentiment de nombreux élèves. Interrogé sur ce qui est le plus difficile aujourd’hui entre réussir l’examen et oublier la peur de la maladie, il répond sans hésiter : « Les deux ».
Mais pour lui comme pour beaucoup d’autres, une fois les mesures de protection respectées, l’essentiel reste de se focaliser sur les épreuves.
Entre vigilance sanitaire et détermination académique, les finalistes de l’Ituri tentent ainsi de relever un double défi. Face à Ebola, les mesures de prévention restent indispensables. Face à l’examen, le travail demeure leur meilleure arme. Pour eux, la réussite passera par la capacité à gagner sur les deux fronts.
Verite Johnson

