Les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu demeurent à ce jour les seuls foyers officiellement confirmés de l’épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo, a affirmé mardi le ministre de la Santé publique, Roger Kamba.
Le ministre a précisé que plusieurs alertes sanitaires ont certes été enregistrées dans d’autres provinces du pays, mais qu’aucune contamination confirmée n’a été détectée en dehors de ces trois provinces de l’Est.
« Nous avons des alertes dans d’autres provinces, mais au jour d’aujourd’hui, aucun cas n’a été confirmé en dehors de ces trois provinces », a déclaré Roger Kamba.
L’Ituri reste la province la plus touchée
Selon les autorités sanitaires, la province de l’Ituri demeure actuellement le principal foyer de l’épidémie.
Le ministre indique que cette province concentre à elle seule sept zones de santé affectées par la maladie, ce qui en fait l’épicentre de la riposte nationale.
Depuis la déclaration officielle de l’épidémie, plusieurs mesures sanitaires exceptionnelles ont été mises en œuvre dans cette province, notamment le renforcement du contrôle sanitaire et la limitation de certains rassemblements. A cela s’ajoute la surveillance des déplacements ainsi que l’intensification de la sensibilisation communautaire.
Des alertes surveillées dans d’autres provinces
Les autorités sanitaires reconnaissent néanmoins que des cas suspects et des alertes continuent d’être signalés dans différentes régions du pays.
Ces alertes font systématiquement l’objet d’investigations médicales et d’analyses en laboratoire. Il y a aussi l’aspect lié suivi des contacts éventuels.
Le gouvernement cherche ainsi à éviter une propagation interprovinciale de l’épidémie, alors que les déplacements de populations restent importants entre plusieurs régions de la RDC.
Une vigilance renforcée aux frontières et dans les transports. Dans ce contexte, Kinshasa a récemment renforcé plusieurs mesures préventives dans les zones à risque.
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Plusieurs compagnies de transport et autorités locales ont également adapté leurs dispositifs afin de limiter les risques de contamination.
Au-delà de l’aspect médical, les autorités sanitaires font aussi face à des défis liés à la circulation des rumeurs et à certaines résistances communautaires. On note aussi la méfiance envers les équipes de riposte.
Le gouvernement insiste ainsi sur la nécessité de renforcer la sensibilisation des populations et le signalement rapide des cas suspects afin de contenir l’épidémie avant une éventuelle extension vers d’autres provinces du pays.
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