La République démocratique du Congo a franchi le seuil de 10 000 cas confirmés de maladie à virus Ebola, souche Bundibugyo. Selon le rapport de situation n° 164 de l’Institut national de santé publique (INSP), rendu public le 27 octobre 2026, le pays totalisait 10 060 cas confirmés et 4 887 décès au 25 octobre, soit une létalité de 48,6 %. Le Nord-Kivu concentre désormais la majorité des nouvelles infections enregistrées au cours des dernières 24 heures.
D’après ce bulletin épidémiologique, 96 nouveaux cas confirmés ont été notifiés en une journée, dont 58 au Nord-Kivu, 32 en Ituri et six dans la Tshopo.
Le Nord-Kivu représente ainsi plus de 60 % des nouvelles infections quotidiennes, contre un tiers environ pour l’Ituri, qui demeure néanmoins l’épicentre de l’épidémie depuis sa déclaration, le 15 mai dernier.
Avec plus de 7 200 cas cumulés, l’Ituri reste la province la plus touchée du pays. Le Nord-Kivu, deuxième foyer de contamination, enregistre cependant une létalité provinciale particulièrement élevée, estimée à 56 %.
Le bilan national fait également état de 46 nouveaux décès en 24 heures. Parmi eux, 40 sont survenus dans la communauté, en dehors des centres de traitement Ebola.
Cette proportion importante de décès communautaires constitue une préoccupation majeure pour la riposte sanitaire. Elle souligne les difficultés persistantes liées à la détection précoce des malades et à leur prise en charge dans des structures adaptées.
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Le décès d’une personne atteinte d’Ebola en dehors d’un centre de traitement peut également exposer son entourage à des risques supplémentaires de contamination, particulièrement lorsque le corps est manipulé sans mesures de protection appropriées.
Autre indicateur préoccupant : le taux de positivité des échantillons analysés atteint 20,1 %, soit environ un prélèvement positif sur cinq parmi ceux testés durant la période considérée.
Sur le plan géographique, aucune nouvelle zone de santé n’a été signalée parmi les territoires touchés au cours des dernières 24 heures.
Depuis le début de l’épidémie, 66 zones de santé sur les 178 prises en compte par la surveillance, réparties dans huit provinces, ont enregistré des cas confirmés.
Ces provinces sont l’Ituri, le Nord-Kivu, le Haut-Uélé, la Tshopo, le Bas-Uélé, le Sud-Kivu, le Sud-Ubangi et le Nord-Ubangi.
L’absence de nouvelle zone de santé touchée ne signifie toutefois pas que l’épidémie ralentit. Les nouvelles contaminations continuent de survenir dans les zones déjà affectées.
La progression des infections au Nord-Kivu appelle particulièrement à renforcer la recherche et le suivi des contacts, la prise en charge rapide des patients ainsi que les mesures de prévention dans les communautés.
En Ituri, où se concentre toujours la majorité des cas cumulés, la poursuite de la surveillance reste également déterminante, notamment dans les zones de santé de Bunia, Mandima et d’autres foyers ayant enregistré une transmission importante ces dernières semaines.
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La gestion de cette épidémie reste confrontée à plusieurs difficultés, notamment les déplacements de population, l’insécurité dans certaines zones, les réticences communautaires et les problèmes d’accès aux soins.
Le franchissement du cap des 10 000 cas confirmés intervient plus de cinq mois après la déclaration officielle de cette 17e épidémie d’Ebola en RDC. Il souligne l’ampleur de la crise sanitaire et la nécessité de poursuivre les efforts de détection, de traitement et de prévention dans les provinces affectées.
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