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    La partie Est de la République démocratique du Congo continue de faire face à une double menace : l’insécurité liée aux conflits armés qui persistent depuis plusieurs décennies et la maladie à virus Ebola, qui continue de gagner du terrain.

    Selon le dernier rapport de situation publié par l’Institut national de santé publique, le pays a désormais franchi le seuil des 1 000 cas confirmés. Ces cas sont répartis entre les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

    Avec 916 cas confirmés, soit plus de 91 % de l’ensemble des cas recensés dans le pays, l’Ituri demeure de loin la province la plus touchée. Plus de vingt zones de santé sur les trente-six que compte la province sont déjà affectées. L’Ituri enregistre également 205 décès, ce qui correspond à un taux de létalité de 22,4 %.

    Le Nord-Kivu totalise, pour sa part, 84 cas confirmés et 48 décès. Onze zones de santé sur trente-quatre sont concernées par l’épidémie. La province affiche ainsi un taux de létalité particulièrement élevé.

    Au Sud-Kivu, la situation reste relativement contenue. La province compte 3 cas confirmés et 1 décès enregistrés dans la zone de santé de Miti-Murhesa. Aucun nouveau cas n’y a été signalé depuis le 26 mai, tandis que deux patients ont été déclarés guéris. La surveillance sanitaire y reste toutefois maintenue.

    À l’échelle nationale, la RDC totalise désormais 1 003 cas confirmés et 254 décès, soit un taux de létalité global de 25,3 %. Actuellement, 365 patients sont hospitalisés ou placés en isolement, tandis que 100 personnes ont quitté les centres de traitement après leur guérison.

    Le suivi des contacts a atteint 58 % dans les provinces concernées. Les autorités sanitaires continuent d’appeler la population à signaler sans délai tout symptôme suspect afin de renforcer la riposte contre l’épidémie.

    Rédaction

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