Le ministre de la Santé publique, Samuel-Roger Kamba, a estimé que la riposte contre l’épidémie d’Ebola en Ituri reste confrontée à d’importants obstacles liés aux croyances communautaires et à une faible adhésion de certaines populations aux mesures sanitaires.
S’exprimant vendredi soir à Bunia à l’issue d’une rencontre avec des députés provinciaux, le ministre a indiqué que plusieurs décès enregistrés au début de l’épidémie n’avaient pas été signalés à temps aux équipes sanitaires, compliquant ainsi les efforts de surveillance et de prise en charge.
Selon lui, certaines familles attribuaient les décès à des cas présumés d’empoisonnement plutôt qu’à la maladie à virus Ebola. Cette perception aurait conduit plusieurs personnes à privilégier des pratiques et remèdes traditionnels au lieu de consulter rapidement les structures de santé.
« Cette perception a conduit plusieurs familles à privilégier des remèdes traditionnels contre un prétendu poison plutôt que de se rendre dans les structures sanitaires », a expliqué le ministre.
Le Dr Kamba a également évoqué une psychose observée dans certaines communautés après les funérailles du premier patient décédé le 27 avril. Selon lui, des incompréhensions autour des procédures sanitaires appliquées lors de l’enterrement ont contribué à alimenter les rumeurs et la méfiance envers les équipes de riposte.
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Pour les autorités sanitaires, le signalement précoce des cas suspects demeure un élément essentiel dans la lutte contre Ebola. Le ministre a rappelé que les interventions médicales et les mesures de contrôle ne peuvent être efficaces que lorsque les communautés collaborent activement avec les services de santé.
Cette déclaration intervient alors que les équipes de riposte poursuivent les activités de surveillance, de suivi des contacts et de sensibilisation dans les différentes zones touchées par l’épidémie en Ituri. Les autorités continuent d’appeler la population à signaler rapidement tout cas suspect et à privilégier les structures sanitaires en cas de symptômes compatibles avec la maladie à virus Ebola.
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