Cinquante-quatre (54) jours après le lancement de la riposte contre la maladie à virus Ebola, de nombreux prestataires de santé attendent toujours le paiement de leurs prestations. En séjour à Bunia ce jeudi 9 juillet, le ministre de la Santé publique, le Dr Roger Kamba, a expliqué les raisons de cette situation.
Selon lui, les difficultés sont principalement liées à la gestion des effectifs au sein du pilier des ressources humaines.
« Il y a plusieurs problèmes dans ce pilier (ressources humaines). Nous devons nous rassurer que nous payons ceux qui travaillent et que le paiement leur arrive correctement », a déclaré le ministre.
Interrogé sur les raisons pour lesquelles certains agents restent impayés après cinquante-quatre jours de riposte, Roger Kamba évoque un problème dans les listes des bénéficiaires.
« On a eu le problème de changement de liste. Certains disaient qu’ils travaillent et qu’ils ne sont pas payés. D’autres sont payés sans savoir où ils travaillent. Ça, c’est quelque chose qu’on va régler et nous avons les moyens pour régler ça », a-t-il assuré.
Le ministre estime que la première réponse à cette situation passe par une meilleure organisation interne de la riposte.
Dans cette optique, il s’est rendu à Bunia accompagné du secrétaire général à la Santé, chargé notamment des affectations du personnel, ainsi que de l’inspecteur général de la Santé, dont la mission est de contrôler le fonctionnement du dispositif.
Le gouvernement entend également s’appuyer sur des outils numériques pour sécuriser le processus de paiement. Selon le ministre, les agents de la riposte seront dotés d’une carte qui sera utilisée au moment du paiement, afin de mieux identifier les bénéficiaires et de limiter les irrégularités.
À travers ces mesures, les autorités espèrent résoudre les difficultés observées dans la gestion des ressources humaines et garantir que les prestataires effectivement engagés dans la riposte reçoivent leur rémunération. Peu avant, les hygiénistes ont brûlé des pneus pour exprimer leur mécontentement à CME Nyankunde (Bunia). Les prestataires de Rwampara avaient déjà annoncés un mouvement de grève pour réclamer leur payement.
Verite Johnson

