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    Le mouvement citoyen LUCHA (Lutte pour le Changement) plaide pour un renforcement de la riposte contre la maladie à virus Ebola en Ituri, estimant que la réponse actuelle reste insuffisante face à l’évolution de l’épidémie dans la province.

    Dans un communiqué consulté ce lundi 22 juin par buniaactualite.cd, le mouvement se dit préoccupé par la progression de la maladie dans un contexte marqué par l’insécurité, les déplacements de populations, la précarité économique et les faiblesses du système de santé.

    La LUCHA exprime sa compassion aux familles touchées par l’épidémie, présente ses condoléances aux proches des victimes et rend hommage aux personnels de santé ainsi qu’aux différents acteurs engagés dans la riposte.

    Selon le mouvement citoyen, la propagation du virus met en évidence des lacunes dans les mécanismes de prévention, de surveillance épidémiologique et de communication avec les communautés.

    La LUCHA déplore notamment l’insuffisance des campagnes de sensibilisation, le déficit d’informations accessibles à la population ainsi que l’absence d’un système largement vulgarisé permettant le signalement rapide des cas suspects.

    Elle recommande la mise en place d’un numéro vert opérationnel, accessible à tous les habitants de la province et largement diffusé à travers les médias et les canaux communautaires.

    Miser sur les communautés locales

    Pour le mouvement citoyen, la réussite de la lutte contre Ebola dépend largement de l’implication des populations locales.

    La LUCHA appelle à une participation accrue des chefs coutumiers, responsables religieux, organisations de la société civile, mouvements de jeunes et leaders communautaires dans les activités de sensibilisation et de surveillance sanitaire.

    Elle propose notamment la création de comités communautaires de veille sanitaire dans les quartiers et villages, la formation de brigades de jeunes volontaires ainsi que l’organisation régulière de forums d’échange entre les autorités sanitaires et les communautés.

    Le mouvement encourage également un recours plus important aux radios communautaires et aux langues locales afin d’améliorer la diffusion des messages de prévention.

    Des mesures concrètes réclamées

    Parmi les principales recommandations formulées par la LUCHA figurent :

    le renforcement de la recherche active des cas dans les communautés ;

    l’amélioration du suivi des personnes contacts ;

    l’installation de dispositifs de lavage des mains dans les lieux publics ;

    la publication régulière des données épidémiologiques ;

    l’approvisionnement des structures sanitaires en équipements de protection et en tests de diagnostic ;

    le déploiement de dispositifs de dépistage aux principaux points d’entrée de la province.

    Le mouvement réclame également la gratuité effective de la prise en charge des malades dans les structures publiques de santé ainsi que celle des actes liés à l’enregistrement des décès pendant la période épidémique.

    Vigilance contre les détournements

    La LUCHA insiste enfin sur la nécessité de garantir une gestion transparente des ressources affectées à la lutte contre Ebola.

    Le mouvement met en garde contre toute tentative d’exploitation de la crise sanitaire à des fins personnelles ou de détournement des financements destinés à la riposte.

    « La souffrance des populations ne doit pas être transformée en opportunité d’enrichissement », souligne le communiqué.

    Alors que l’épidémie continue de susciter des inquiétudes dans plusieurs zones de santé de l’Ituri, la LUCHA estime qu’une riposte efficace passe par une plus grande implication des communautés, une meilleure transparence des autorités et un renforcement des moyens déployés sur le terrain.

    Jonathan Bavonga

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