L’épidémie d’Ebola continue de peser lourdement sur la situation humanitaire en Ituri. Au 31 juillet 2026, les autorités sanitaires nationales rapportaient 3 278 cas confirmés de maladie à virus Ebola due au virus Bundibugyo et 1 359 décès dans la province. Les sites de déplacés ne sont pas épargnés.
Ces chiffres marquent une forte progression par rapport au 30 juin, où 1 283 cas confirmés et 366 décès étaient rapportés. Le taux de létalité est ainsi passé de 28,5 % à 41,5 %.
L’épidémie s’est par ailleurs étendue à 28 des 36 zones de santé de l’Ituri.
Mais l’un des éléments particulièrement préoccupants concerne les sites de déplacement. Selon le Cluster CCCM, 16 sites étaient touchés par Ebola au 27 juillet, contre seulement cinq en juin. Au moins 89 décès suspects y avaient été rapportés.
Dans ces sites où les populations vivent déjà dans des conditions difficiles, la concentration des personnes, les déficits en eau, hygiène et assainissement et l’accès irrégulier aux services essentiels compliquent davantage la lutte contre la maladie.
La désinformation, les rumeurs et la réticence à certaines interventions constituent également des obstacles à la détection précoce des cas et à la prévention de la transmission mentionne le rapport de situation 8 de l’OCHA RDC sur la situation humanitaire en Ituri, couvrant la période du 1er au 31 juillet 2026.5
Malgré cette progression, plus de 640 personnes avaient été déclarées guéries au 31 juillet, contre plus de 190 à la fin juin. Cette évolution témoigne d’une augmentation de la capacité de prise en charge.
La riposte est conduite par les autorités sanitaires avec l’appui de l’OMS, d’Africa CDC et des partenaires humanitaires. Elle reste toutefois confrontée à d’importantes contraintes logistiques, financières et d’accès.
Verite Johnson

