L’Organisation mondiale de la santé a publié de nouvelles recommandations issues de ses groupes d’experts concernant les traitements et candidats vaccins contre la souche Bundibugyo du virus Ebola, actuellement à l’origine de la 17e épidémie déclarée en République démocratique du Congo.
Selon ces recommandations, plusieurs traitements expérimentaux sont désormais considérés comme prioritaires pour de futurs essais cliniques. Parmi eux figurent les anticorps monoclonaux MBP134 et Maftivimab, ainsi que l’antiviral Remdesivir, qui pourrait être utilisé seul ou en combinaison thérapeutique.
L’OMS estime également prometteur l’antiviral oral Obeldesivir dans le cadre de la prophylaxie post-exposition, c’est-à-dire pour protéger les personnes ayant été en contact avec des cas confirmés. Toutefois, l’organisation souligne que l’efficacité de cette stratégie dépend fortement d’un suivi rigoureux des contacts, une opération rendue complexe dans certaines zones affectées de l’est de la RDC en raison des difficultés sécuritaires et logistiques.
Sur le plan vaccinal, les experts indiquent qu’aucun vaccin spécifique contre la souche Bundibugyo n’est encore immédiatement disponible.
Le candidat vaccin rVSV Bundibugyo développé par IAVI nécessiterait encore entre sept et neuf mois avant le lancement éventuel d’essais cliniques. De son côté, le vaccin ChAdOx1 mis au point par University of Oxford et le Serum Institute of India pourrait être prêt dans un délai de deux à trois mois, sous réserve de résultats complémentaires issus des études animales.
L’organisation internationale a par ailleurs exclu l’utilisation du vaccin Ervebo en dehors d’un cadre strict de recherche scientifique, estimant qu’aucune preuve suffisante ne démontre actuellement une protection croisée efficace contre la souche Bundibugyo.
Enfin, Africa CDC a annoncé avoir reçu une communication des autorités russes évoquant un vaccin développé par Institut Gamaleya. Toutefois, ce vaccin viserait principalement la souche Zaïre du virus Ebola et non spécifiquement la souche Bundibugyo. À ce stade, aucune donnée scientifique publique n’a encore été publiée pour évaluer son efficacité potentielle dans le contexte actuel de l’épidémie en RDC.
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