Archives

    Le premier cas d’Ebola a été recensé au Kenya chez un homme en provenance de la République démocratique du Congo. Cette situation soulève des interrogations sur les réseaux sociaux concernant le respect des mesures barrières aux frontières et le rôle de la Croix-Rouge dans la lutte contre cette épidémie.

    Lors d’un point de presse organisé ce jeudi 8 octobre 2026 au bureau provincial de la Croix-Rouge à Bunia, son président national, Grégoire Mateso, a appelé le Kenya à respecter les mesures barrières, qu’il considère comme le seul moyen de couper la chaîne de transmission du virus.

    Pour lui, il n’existe pas d’autres mécanismes permettant de faire face à cette épidémie en dehors du respect de ces mesures.

    « Les mêmes mesures prises ici doivent également être respectées là-bas », a déclaré le président national de la Croix-Rouge.

    Il a également souligné l’importance du respect des mesures sanitaires aux frontières. Selon lui, les précautions à prendre aux postes frontaliers sont les mêmes que celles recommandées au sein des communautés : le lavage régulier des mains avec du savon, l’utilisation du gel hydroalcoolique, la prise de température et l’évitement de l’automédication.

    Il appelle ainsi chacun à jouer son rôle dans la lutte contre Ebola.

    « Que les journalistes puissent informer, que les médecins soignent et que les secouristes préviennent », a-t-il insisté.

    Appel au respect de la mission de la Croix-Rouge

    Grégoire Mateso a, par ailleurs, déploré les violences commises contre les volontaires de la Croix-Rouge, dont certains ont perdu la vie dans l’exercice de leur mission.

    Il a rendu hommage à tous ces volontaires tombés sur le terrain et appelé la communauté à respecter leur travail, notamment lors des opérations d’enterrements dignes et sécurisés.

    Pour le président national de la Croix-Rouge, la confiance de la population est indispensable à l’accomplissement de la mission des volontaires.

    « Les volontaires sont sur le terrain pour faire le suivi. Nécessairement, il faut la confiance et une cohabitation entre la Croix-Rouge, ses volontaires et la communauté. Sans cette confiance, nous n’arriverons pas à accomplir notre mission », a-t-il ajouté.

    À lire aussi : Kenya touché par Ebola 

    Après plusieurs épisodes de violences contre les volontaires de la Croix-Rouge, il a indiqué que les efforts déployés par l’organisation et ses partenaires commencent à porter leurs fruits, la communauté comprenant et acceptant progressivement la présence des volontaires dans leurs milieux.

     

    Dorcas Faya

    Leave A Reply

    error: Content is protected !!