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    Les structures sanitaires privées de la zone de santé de Nia-Nia, en province de l’Ituri, ont décidé de réduire plusieurs de leurs services en raison des risques liés à l’épidémie d’Ebola. Une mesure que la coordination locale de la riposte juge contraire aux exigences de la continuité des soins.

    Réunis en assemblée générale extraordinaire ce samedi 25 juillet 2026, les membres de l’Association des structures de santé du secteur privé (ASSAPRI) ont annoncé l’entrée en vigueur immédiate de plusieurs mesures de restriction.

    Celles-ci comprennent notamment la suspension des consultations nocturnes ainsi que l’arrêt de l’observation des malades graves dans les structures privées. Désormais, ces patients devront être orientés directement vers l’Hôpital général de référence de Nia-Nia pour leur prise en charge.

    Selon le porte-parole occasionnel de l’ASSAPRI, Dr Willy Ngeleza, cette décision vise à protéger les professionnels de santé, alors que les établissements privés ne disposent pas d’équipements de protection individuelle (EPI) suffisants.

    « Plusieurs corps soignants ont déjà perdu la vie suite à Ebola après avoir été contaminés par les malades en cherchant malheureusement à sauver des vies », a-t-il déclaré à buniaactualite.cd.

    L’association appelle les autorités sanitaires et les partenaires à doter rapidement les structures privées en équipements de protection afin de permettre aux soignants de poursuivre leurs activités dans des conditions de sécurité.

    Elle invite également la population à respecter les mesures de prévention contre Ebola et à consulter rapidement un établissement de santé dès l’apparition de symptômes compatibles avec la maladie.

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    Mais cette décision ne fait pas l’unanimité. Réagissant à cette annonce, le coordonnateur terrain de la riposte contre Ebola à Nia-Nia, Dr Elie Mutombo, a exprimé son désaccord.

    « Pendant la riposte, les services de santé de routine doivent continuer normalement », a-t-il affirmé.

    Cette divergence intervient dans un contexte de forte pression sur le système de santé de Nia-Nia, où les autorités sanitaires font face à une augmentation des cas d’Ebola et multiplient les appels à un renforcement des moyens de la riposte.

    Esdras Kaghoma

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