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    La situation épidémiologique continue de se détériorer dans la zone de santé de Nia-Nia. Dix-sept (17) nouveaux cas de maladie à virus Ebola ont été confirmés ce dimanche 5 juillet 2026, après un retard de près de deux semaines dans l’acheminement des échantillons vers le laboratoire de Bunia, faute de moyen de transport.

    Les 20 échantillons concernés ne sont finalement arrivés à Bunia que le samedi 4 juillet 2026. Les analyses ont révélé que 17 d’entre eux étaient positifs.

     

    « Sur 20 échantillons envoyés récemment, 17 se sont révélés positifs à Ebola. Toutes les aires de santé de Nia-Nia centre sont touchées », déplore le Dr Joseph Pemanakue, médecin chef de zone, dans des propos recueillis par buniaactualite.cd.

    Les quatre aires de santé de Nia-Nia centre sont désormais concernées par l’épidémie : CECCA 16, Nia-Nia, Afia ya Wagonjwa et Alimasi. Sur l’axe Nia-Nia–Isiro, les aires de santé de Juhudi, Bafwabango et Bafwambaya enregistrent également ces nouveaux cas confirmés.

    Avec cette nouvelle flambée, le cumul des cas confirmés depuis la fin du mois de mai 2026 s’élève désormais à 29.

    À Bafwabango, situé au PK 51 sur l’axe Nia-Nia-Isiro, la riposte reste suspendue depuis l’incendie du Centre de traitement Ebola (CTE) et du Centre de santé Juhudi, survenu le 30 juin dernier. Ces actes avaient été commis par une partie de la population.

    Sur le terrain, le climat sécuritaire demeure préoccupant. Des membres du personnel soignant sont menacés et accusés d’être à l’origine de la maladie. Plusieurs infirmiers ont quitté la zone par crainte pour leur sécurité, tandis que de nombreuses structures sanitaires ont fermé leurs portes, redoutant de nouvelles représailles ou la destruction de leurs équipements.

    Face à cette situation, le médecin chef de zone rappelle que le respect strict des mesures de prévention reste le meilleur moyen de se protéger. Il recommande notamment le lavage régulier des mains, l’organisation d’enterrements dignes et sécurisés, de ne pas manipuler les animaux retrouvés morts en brousse, de consulter rapidement une structure de santé en cas de symptômes et de maintenir une distance d’au moins un mètre entre les personnes.

     

    Esdras Kaghoma, depuis Nia-Nia

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