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    Depuis la déclaration de la maladie à virus Ebola dans la zone de santé de Mongbwalu, en territoire de Djugu, les autorités sanitaires ont imposé le strict respect des mesures barrières afin de limiter la propagation de cette épidémie mortelle. Une décision saluée par la population, mais dont l’application se heurte à plusieurs difficultés.

    Sur le terrain, les habitants de cette entité minière font face à une pénurie inquiétante des produits de prévention, accompagnée d’une forte hausse des prix sur le marché local.

    Contacté par Buniaactualite.cd ce mardi 19 mai, le vice-président du Parlement des jeunes du territoire de Djugu basé à Mongbwalu, Balanga Bawele David, affirme que la population souhaite se protéger contre la maladie, mais se heurte à la rareté des produits essentiels.

    Selon lui, un lave-mains qui coûtait auparavant entre 10 000 et 15 000 francs congolais se vend actuellement entre 30 000 et 80 000 francs congolais.

    Les désinfectants, autrefois accessibles entre 5 000 et 6 000 francs congolais, sont désormais vendus entre 15 000 et 30 000 francs congolais. Quant aux cache-nez, leur prix est passé de 500 à 2 000 francs congolais dans certaines pharmacies.

    « Nous sommes déçus de ce que nous constatons sur le terrain concernant la rareté et la hausse des prix des produits de prévention sur le marché. Les commerçants doivent revenir à la raison », a regretté Balanga Bawele David.

    Pour cet acteur de la jeunesse, cette situation pourrait favoriser davantage la propagation de la maladie au sein de la communauté. Il appelle ainsi les autorités compétentes à intervenir rapidement afin de maîtriser la situation.

    De son côté, madame Kavira Eliane, responsable d’une officine pharmaceutique dans la région, justifie cette pénurie et cette hausse des prix par la forte demande de la population.

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    Selon elle, « les stocks de désinfectants et de cache-nez disponibles dans les pharmacies dataient d’avant l’apparition de l’épidémie » et se sont rapidement épuisés face à l’augmentation des besoins.

    Elle promet toutefois un retour progressif à la normale après le ravitaillement des pharmacies en grandes quantités.

    Au sein de la population, le désespoir commence à s’installer. Malgré cette situation, certains habitants disent vouloir continuer à appliquer les mesures de prévention avec les moyens disponibles.

    « Nous n’ allons pas nous laisser faire, surtout que l’eau et le savon restent accessibles », a déclaré madame Malosi Tabo, enseignante à l’école primaire Tuadibishe de Mongbwalu.

    Il convient de rappeler que ces derniers jours, le taux de mortalité lié à Ebola demeure élevé dans la région.

    Héritier Mangete

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