Un fait marquant ! Le chanteur R’n’B rwandais Corneille a manifesté un message fermé de solidarité envers les populations congolaises victimes de la guerre du poste est de la RDC, lors de la cérémonie des Flammes Awards qui s’est tenue dans la nuit du mardi au mercredi 14 mai 2025 à Paris.
Dans une allocution émouvante, l’artiste a publiquement pris ses distances avec la politique rwandaise pour avoir favoriser les violences armées dans la région.
« En tant que Rwandais, j’aimerais apporter mon soutien le plus sincère, mon affection la plus profonde à tous ceux qui souffrent en ce moment dans l’Est de la République démocratique du Congo », a déclaré Corneille, visiblement touché par la situation
Sans nommer directement le régime de Kigali, l’artiste a dénoncé les manipulations politiques qui attisent les conflits : « Il y a ce pouvoir qui veut nous prêter des combats qui ne nous appartiennent pas, et je vous implore, vous demande de rester patients à ce pouvoir-là. »
À l’origine, ces mots, évoquant un non-dit implicite de dénonciation du pouvoir rwandais, ont trouvé écho sur les réseaux sociaux, alors que les relations tendues entre Kinshasa et Kigali demeurent vives, à l’arrière-plan d’accusations de l’alliance rwandaise auprès du groupe rebelle M23.
Corneille a aussi évoqué sa relation personnelle avec la RDC, en rappelant que Goma, ville aujourd’hui sous occupation ennemi, fut sa terre d’accueil après être venue chercher refuge du génocide au Rwanda : « La ville de Goma m’est très chère, parce qu’elle est la première qui m’a accueillie quand je quittais le Rwanda. »
Dans un appel à la paix, l’artiste a conclu : « En tant qu’artiste, je possède un autre talent, c’est l’amour. Tout simplement, tant qu’ils, aussi loin que je me rappelle, sont mes frères et sœurs congolais. »
Alors que les violences de la RDC de l’Est ne cessent pas d’en faire des milliers de déplacés et de victimes, ce message d’un artiste rwandais militant de la paix et de la vérité résonne comme un acte courageux, dans une atmosphère régionale troublée.
Rédaction

