Une vive tension sécuritaire a été observée vendredi 26 décembre au centre de Kilo et dans ses environs, en territoire de Djugu, province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.
À l’origine de cette situation, l’arrestation d’un jeune du milieu par les services de sécurité, qui a dégénéré en affrontements armés.
Selon des sources locales, cette interpellation a provoqué un échange de tirs entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des éléments d’une milice d’autodéfense locale, opposés à l’intervention des forces loyalistes.
Les détonations ont semé la panique au sein de la population, entraînant la paralysie des activités socioéconomiques et la fuite de nombreux habitants vers des zones jugées plus sûres.
Contacté dans la soirée par Canal Révélation, Jean-Robert Basiloko, président de la société civile du secteur de Banyali Kilo, a indiqué que la situation sécuritaire s’est progressivement stabilisée. Il a rassuré que les FARDC ont repris le contrôle du centre de Kilo et que les habitants commencent à regagner leurs domiciles.
« Tout a commencé ce matin, à la suite de l’arrestation d’un jeune surnommé Amos. Cela a provoqué un malentendu entre la jeunesse et l’armée loyaliste, qui a finalement dégénéré en échange de coups de feu. Pour le moment, c’est l’armée loyaliste qui contrôle le centre de Kilo et la jeunesse s’est retirée », a-t-il expliqué.
Aucune information officielle n’a été communiquée sur d’éventuelles pertes humaines ou des dégâts matériels à l’issue de ces affrontements.
Le territoire de Djugu reste l’un des épicentres de l’insécurité en Ituri, marqué par la présence de groupes armés et de milices locales, malgré les efforts des forces de défense et de sécurité pour restaurer durablement la paix. Cependant, récemment dans une communication relayée par buniaactualite.cd, le lieutenant-général Luboya N’Kashama Johnny, gouverneur militaire de l’Ituri, a rassuré avoir pacifié à 80% Djugu.
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