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    Après la flambée des violences de lundi 11 et mardi 12 juin dernier en territoire de Djugu, province de l’Ituri, on dénombre plus de 10.000 déplacés internes au site de Roo et 78.000 autres à la paroisse catholique de Drodro, des personnes ayant fui les atrocités dans leurs chefferies de Bahema Nord et Bahema Mitego.

    À ce nombre il faut ajouter des dizaines de milliers d’autres accueillis dans des camps à Bunia et à Shari.

    Le gouverneur de province qui a visité la région à bord d’un hélicoptère de la Monusco, parle d’une « catastrophe humanitaire » avant de rassurer quant à l’intervention imminente de son gouvernement ainsi que celle d’autres partenaires tant nationaux qu’internationaux, notamment la Caritas qui coordonne la campagne provinciale lancée par Jean Bamanisa pour collecter des dons en faveur de ces personnes vulnérables.

    Sur place, les déplacés hébergés dans des conditions extrêmement allarmantes, sans abris, sans nourriture ni eau potable, sans habits et sans médicaments, enregistrent déjà 3 enfants morts de maladies et 4 femmes qui ont accouché dans la nature par manque d’assistance médicale.

    « C’est vraiment une catastrophe ce qui est arrivé, cela nous montre tout l’ampleur du problème » a lâché le gouverneur Bamanisa qui s’est également entretenu avec le commandant des forces armées sur place, engagées dans les opérations militaires en profondeur contre les assaillants à la base de graves atrocités dans cette contrée.

    « Le premier objectif aujourd’hui c’est de remettre la sécurité dans les lieux d’où proviennent ces populations pour qu’elles regagnent leurs champs et leurs maisons qu’elles reconstruisent une nouvelle vie » a poursuivi l’autorité provinciale dans des propos recueillis par buniaactualite.com

    Il a enfin promu la mise en place prochaine d’un programme « sérieux » pour que ce territoire sinistré de Djugu ne connaisse plus jamais une situation pareille.

    La Rédaction

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