72 heures après la déclaration de la communauté Hema qui s’est dite opposée à tout dialogue avec d’autres parties prenantes dans le but de donner la chance à la paix en Ituri, les réactions fusent de partout.
Si certains acteurs trouvent fondée cette position des Hema considérés en effet comme les principaux victimes des attaques perpétrées depuis des années dans les territoires de Djugu et d’Irumu principalement par les miliciens de CODECO et de FPIC, d’autres cependant estiment pour aucune raison le dialogue peut être refusé.
Dans un échange telephonique avec avec buniaactualite.com, Jules Tsuba de la société civile de Djugu s’inscrit en faux contre la position de l’association culturelle dénommée ENTE regroupant les Hema.
« Si la communauté Hema résident en ville de Bunia s’oppose à tout dialogue avec les groupes armés de Djugu, c’est contraire aux pensées de la communauté Hema résident à l’intérieur de Djugu vue les conditions dans lesquelles nous vivons ici en brousse. Si l’équipe de Task Force est là pour même passer par dialogue ou autres procédures, à l’intérieur la communauté Hema est d’accord », a-t-il estimé.
Ce notable de Djugu esime qu’en ville, les gens sont en retard par rapport aux réalités vécues par les habitants de l’intérieur de la province.
La même remarque a été faite par la jeunesse Lendu, cette autre tribu antagoniste des Hema, qui estime pour sa part que les armes à elles seules, ne peuvent pas ramener la paix en Ituri.
Ces prises de position pour le moins contradictoires tombent au moment où la présidence de la République venait de dépêcher une nouvelle équipe composée en majorité des anciens seigneurs de guerre libérés de prison, pour tenter une nouvelle sensibilisation des miliciens de CODECO, de FPIC et de Zaïre principalement, en vue de les convaincre de déposer les armes et s’engager dans un processus de paix.
La Rédaction

