La menace sécuritaire qui pèse sur plus de 65.000 déplacés vivant au camps de Rhoo dans le territoire de Djugu demeure sérieuse, les assaillants de CODECO, restent actifs dans la zone.
Ce qui pousse ces personnes ayant fui leurs villages à vivre la peur au ventre, d’autres parmi eux se sont même de nouveau déplacé vers des endroits qu’ils jugent plus sécurisés.
Ceux qui ont le courage de rester à Rhoo disent fonder leur espoir sur la présence des casques-bleus de la Monusco qui ont installé leur base aux environs du site.
Ils l’ont fait savoir à une équipe des journalistes qui s’est rendue dans la zone pour s’imprégner de la situation, parmi eux un reporter de buniaactualite.com
« Personne ne peut quitter le site pour aller au delà de 500 mètres. Grâce aux patrouilles régulières et actives des casques-bleus de Monusco, nous avons quand même l’espoir de rester en vie ici » confie l’un d’entre eux.
A les entendre, la vie serait en danger si les soldats de la paix n’étaient pas déployés sur place, en l’occurrence le contingent uruguayen dont ils saluent les prouesses dans la protection des civils.
« La plus part des cas, les assaillants de CODECO tentent toujours de nous attaquer et nous tuer. Une fois alertés, les casques-bleus uruguayens les pourchassent et nous nous trouvons protégés » témoigne un responsable du camps.
Les déplacés de Rhoo plaident d’ailleurs pour le renforcement des unités onusiennes ainsi que leur installation vers une colline voisine par où l’ennemi provient d’habitude.
Ils en appellent également au démarrage effectif du programme de désarmement et démobilisation P-DDRCS en vue tenter de régler définitivement la question de l’activisme des groupes armés.
Signalons qu’en cette nouvelle année 2022, les troupes de l’ONU réaffirment leur détermination à participer aux côtés des FARDC dans les efforts visant l’éradication de tous les groupes armés dans cette partie de l’Ituri, principalement la milice de CODECO responsables des attaques ayant visé deux sites des déplacés à Drodro et à Bule, faisant une centaine de victimes.
Constant Same Bagalwa

