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    La situation sécuritaire dans la chefferie de Bahema Nord, dans le territoire de Djugu, est de plus en plus préoccupante. Le chef de cette entité, Willy Pilo Mulindro, a exprimé sa vive inquiétude face à la menace persistante que font peser les miliciens de la Coopérative pour le développement du Congo (CODECO) sur le site de déplacés de Rho.

    Cette alerte fait suite à une attaque menée le dimanche dernier, qui a coûté la vie à une personne et en a blessé une autre. Selon des sources locales, l’attaque a été attribuée à des combattants de la CODECO, qui continuent de semer la terreur dans la région. Le site de Rho, qui accueille des milliers de personnes fuyant les violences, est devenu une cible fréquente, rendant la vie des déplacés encore plus précaire.

    Au regard de cette escalade de violence, Willy Pilo Mulindro a plaidé auprès de forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Le chef de la chefferie a exhorté les commandants de régiments basés dans la zone à « s’impliquer pleinement pour imposer l’autorité de l’État ». Il a souligné la « nécessité d’une intervention militaire renforcée pour protéger les civils», en particulier «les plus vulnérables», et pour mettre fin aux exactions de ces miliciens.

    « La population attend des autorités qu’elles garantissent leur protection et qu’elles créent les conditions nécessaires à un éventuel retour dans leurs villages d’origine », a fait savoir un acteur social du territoire de Djugu.

    L’attaque de dimanche s’inscrit dans un contexte de crise humanitaire prolongée en Ituri. Des milliers de personnes ont fui leurs foyers en raison des violences et des attaques de groupes armés comme la CODECO ou Zaïre. Les sites de déplacés, bien qu’ils offrent un refuge temporaire, sont souvent surpeuplés et manquent de ressources essentielles, ce qui aggrave la vulnérabilité des habitants.

    La menace continue sur ces sites fragilise non seulement les efforts d’aide humanitaire, mais aussi les initiatives de paix et de réconciliation dans la région. Les autorités locales et les organisations internationales sont régulièrement appelées à renforcer leur soutien aux populations affectées et à œuvrer pour une solution durable à cette crise.

    Rédaction

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