À Mongbwalu, le président de l’Association des Chauffeurs du Congo (ACCO), Ubemu Uzele, tire la sonnette d’alarme sur des tracasseries dont sont victimes les conducteurs sur l’axe routier Bunia-Mongbwalu.
Dans une déclaration faite à buniaactualite.cd mercredi 24 septembre 2025, ce responsable de l’ACCO a fustigé les paiements forcés auxquels sont soumis les chauffeurs à chaque barrière le long du tronçon. Selon lui, la somme exigée s’élève actuellement à 30.000 francs congolais par barrière, un montant bien supérieur aux 5.000 francs que les chauffeurs payaient auparavant, une somme qui leur garantissait en plus un passage gratuit au retour.
« Aujourd’hui, les chauffeurs paient non seulement plus cher, mais doivent aussi s’acquitter du même montant à l’aller comme au retour, ce qui alourdit considérablement leurs charges », a-t-il indiqué.
Face à cette situation, le président de l’association appelle à l’implication urgente des autorités, notamment militaires, pour mettre fin à ces pratiques qu’il juge illégales et nuisibles au bon fonctionnement du transport routier dans la région.
« Nous demandons aux autorités militaires de s’impliquer dans cette situation qui nuis gravement à la libre circulation de véhicules sur cet axe routier qui est d’intérêt provincial » précise t-il.
Précisons que cette dénonciation intervient dans un contexte d’accalmie relative sur la route Bunia–Mongbwalu, après des semaines de tensions dues aux affrontements entre les FARDC et les éléments de la milice CRP.
Heritier Mangete

