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    Vue du site de déplacés de Lala (Djugu) quelques heures après le massacre de la milice CODECO. P© Janvier Bamunoba, 12 juin 2023

     

    Depuis le début de l’année 2024, six (6) cas de viol sur enfants dont l’âge varie entre trois (3) et quinze (15) ans ont été enregistrés à Kpandroma, situé à plus au moins 150 kilomètres au nord de la ville de Bunia, dans le territoire de Djugu, province de l’Ituri au Nord-Est de la RDC.

    Le dernier cas en date remonte au samedi 10 février 2024 sur place à Kpandroma. Une fillette de trois (3) ans a été violée par un inconnu dans les circonstances qui demeurent un mystère. Ce n’est que pendant son bain que la maman de la victime s’est rendue compte d’un cas de viol. Un fait confirmé plus tard par des examens médicaux.

    Certains auteurs de ces actes sont introuvables, tandis que les autres ont été appréhendés. Malheureusement, notent des sources concordantes dans la région, ces dossiers ont été traités à l’amiable.

    L’ONG Sauvons les enfants vulnérables en RDC axe Kpandroma, qui a livré l’information à buniaactualite.cd lundi 12 février 2024, rappelle que le viol d’enfants dans le conflit armé constitue « un crime à l’échelle internationale » et implique de grandes sanctions.

    Cette dernière s’oppose à tout arrangement à l’amiable et à l’impunité. « Les parents doivent dénoncer en temps réel le cas de viol et même le constat auprès de PNC…” a fait savoir Unenrwoth Modeste, mobilisateur de ladite structure.

    Kpandroma et l’absence des ONG de prise en charge des victimes

    À Kpandroma, depuis le début de l’année en cours, il s’observe l’absence des ONG de prise en charge médicale, psychologique, judiciaire et autres des victimes de viols.

    « Transférées à l’hôpital pour des soins appropriés, les victimes s’auto-prennent en charge alors que les factures sont plus élevées », renseigne NGabu Benjamin, coordonnateur de la Coalition associative Résolu pour la défense et la protection des Droits de l’Homme, antenne de Djugu Nord.

    D’après lui, la population locale vit la peur au ventre, puisque les auteurs sont toujours libres d’une part et l’absence des ONG de prise en charge des victimes rend les choses plus difficiles d’autre part.

    Au-delà des cas de viol d’enfants, l’ONG SEV signale les cas de mariage et de grossesse précoces dans la même zone.

    Aimerance Ndjive

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