L’agglomération de Djaiba, située en chefferie des Bahema Badjere, dans le territoire de Djugu, a été envahie le lundi soir, vers 22h55, par des assaillants présumés membres de la milice CODECO. Selon un notable de la localité, des tirs nourris provenant des miliciens ont défiguré le paysage, plongeant la population dans une terreur indescriptible. Il y’aurait plusieurs morts.
Le site de Djaiba, situé à environ 90 km au nord de la ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, au Nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC) est devenu un théâtre de violence, et la situation est décrite comme extrêmement inquiétante.
Des informations préoccupantes, relayées depuis le matin du mardi 11 février 2025, évoquent des scènes d’horreur dans les différents villages de Djaiba. Des images macabres circulent sur les réseaux sociaux, montrant plusieurs corps sans vie.
« C’est dans les différents villages de Djaiba, le bilan est trop lourd et c’est tôt de se prononcer immédiatement parce que les fouilles continuent», a indiqué la société civile locale. Désiré Malodra parle même de plus de 20 morts. Parmi les villages attaqués : Lindu (Ngele).
Un bilan qui risque de s’alourdir, en attaquant également une communication des sources officielles. Heureusement, l’intervention rapide des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des contingents de la MONUSCO (Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo) a permis de limiter l’ampleur des dégâts, même si l’attaque a déjà causé de nombreuses victimes.
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Cette attaque intervient à peine un jour après un autre incident tragique dans le même secteur. Le site des déplacés de Djaiba avait déjà été frappé par un assaut dans la nuit, faisant un mort et dix blessés, une situation qui aggrave la détresse des populations locales déjà en proie à la violence récurrente.
La région de l’Ituri, notamment le territoire de Djugu, continue de vivre sous la menace des milices armées, exacerbant une crise humanitaire qui touche de plus en plus de civils.
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