La situation sécuritaire volatile contre les locaux de l’Église catholique a débuté le 21 juillet dernier à Djugu, précisément à Lopa, où la paroisse de Saint-Jean-Capistran a été profanée par des miliciens de la CODECO dans cette partie de la province de l’Ituri.
Quelque temps après, c’est la tuerie de 43 civils dans l’enceinte de la Caritas par des ADF à Komanda puis, la nuit du 19 au 20 août, l’oratoire de la propédeutique près de l’évêché profané par des inconnus armés.
Une situation que voient autrement les prêtres séculiers du diocèse de Bunia parlant des opérations ciblées tendant à faire taire l’Église reconnue pour sa vérité universelle.
« Il est clair que l’Église catholique, à cause de sa mission prophétique, est devenue une cible, parmi tant d’autres… », constatent les prêtres dans une déclaration rendue publique le 20 août 2025 au micro de buniaactualite.cd.
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À l’abbé Jean Protais Dhena, porte-parole des prêtres séculiers du diocèse de Bunia, d’ajouter :
« Considérant les diffamations diffusées contre l’Église catholique sur les ondes de la RTFI, les menaces proférées à l’endroit des prêtres, les accusations non fondées que l’Église hébergerait les miliciens de la CRP dont nous condamnons fermement l’avènement, …, nous ne pouvons pas nous taire. »
Le remplacement du porte-parole des FARDC en Ituri recommandé
Entouré de ses collègues, parmi lesquels le directeur de la Caritas et le recteur de la propédeutique attaquée la veille, le porte-parole des prêtres estime que plusieurs de leurs documentations ont prouvé une certaine légèreté dans la prise en compte des alertes sécuritaires dans le territoire de Djugu.
Ainsi, ils recommandent au chef d’état-major général des FARDC : « de remplacer l’actuel porte-parole des FARDC en Ituri à cause de ses propos irrespectueux à l’égard de l’évêque de Bunia, de ses discours de haine et de division… ».
Avec un ton ferme, les prêtres demandent au gouvernement congolais la levée de l’état de siège, ce régime militaire en vigueur depuis 2021.
Les prélats estiment aussi qu’une enquête judiciaire serait salvatrice pour rechercher les auteurs directs et indirects des crimes en Ituri qui, pour plusieurs structures citoyennes, semblent être dans les oubliettes de Kinshasa.
Accusé et incriminé pour des propos irrespectueux envers l’évêque de Bunia, le porte-parole du secteur opérationnel Ituri s’est réservé de tout commentaire.
Rédaction

