Archives

    À Lubumbashi, la détresse des déplacés internes venus de l’Est du pays s’est exprimée en pleine rue ce mardi 17 mars 2026. Devant le gouvernorat du Haut-Katanga, ces hommes, ces femmes et ces enfants ont organisé un sit-in pour dénoncer leurs conditions de vie et lancer un appel pressant à l’aide.

    Assis à même le sol, exposés au soleil comme à la pluie, ils ont choisi de faire entendre leur voix sans détour. Originaires pour la plupart du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, ces déplacés disent avoir fui la guerre pour trouver refuge, mais se retrouvent aujourd’hui dans une précarité extrême.

    Sur les calicots brandis, les messages sont sans équivoque : « SOS. Nous, mamans et jeunes filles déplacées, victimes innocentes de la guerre de l’Est, demandons à nos autorités et à toutes les personnes de bonne volonté de nous venir en aide ». Ils y ont même inscrit une référence biblique, tirée de 1 Jean 3:13, comme pour rappeler leur souffrance et leur appel à la compassion.

    Au cœur de leurs revendications, une urgence : se loger. Paul Byamungu, présenté comme président des déplacés du Kivu à Lubumbashi, résume la situation avec gravité. « Notre préoccupation principale est que le gouverneur nous assiste. Nous n’avons pas de toit. Nous passons la nuit dehors, sous la pluie qui tombe presque chaque nuit. Nous dormons à l’extérieur avec les enfants et les femmes. Depuis notre arrivée, nous n’avons bénéficié d’aucune assistance », déclare-t-il. Propos relayés par ACP.

    Dans ce rassemblement, les visages traduisent l’épuisement, mais aussi une détermination silencieuse. Malgré les conditions difficiles, ces déplacés disent vouloir rester sur place jusqu’à ce que leur message soit entendu.

     

    Rédaction

    Leave A Reply

    error: Content is protected !!