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    C’est un rêve devenu réalité. De nombreux artistes nourrissent des rêves qui semblent parfois inaccessibles. Pour Saimon Cornel, artiste originaire de Bunia, l’un de ces rêves portait un nom : La Fouine. Aujourd’hui, ce rêve a pris forme à Kinshasa.

    À l’occasion de la 5ᵉ édition du Festival du rap et du slam (Festiras), organisée sous le thème de la caravane de paix, Saimon Cornel a eu l’opportunité de rencontrer l’artiste franco-marocain qu’il admire depuis plusieurs années. Une rencontre symbolique pour le jeune rappeur de l’Ituri, qui ne cachait pas son désir de croiser un jour celui qui a marqué son parcours musical.

    C’était dans la nuit du 6 au 7 juin 2026 à Kinshasa. La rencontre intervient alors que les deux artistes sont annoncés sur la même scène ce dimanche 8 juin à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, dans le cadre des activités du festival.

    Pour ceux qui suivent le parcours de Saimon Cornel, cette rencontre n’est pas le fruit du hasard. Elle est aussi l’aboutissement d’une volonté qui ne s’est jamais démentie.

    Le journaliste culturel Verite Johnson s’en souvient encore. « Je me rappelle quand j’étais à Bukavu. Il m’avait contacté parce qu’il savait que j’y étais pour le Festiras. Et il était au courant que La Fouine était déjà passé par le même festival. Il voulait essayer chaque chemin qui devait lui mener à La Fouine », témoigne-t-il.

    Cette détermination illustre bien l’attachement de l’artiste de l’Ituri celui qu’il considère comme une source d’inspiration. Pour Verite Johnson, il ne fait aucun doute que cette rencontre représente un moment fort dans la carrière et dans le parcours personnel de Saimon Cornel.

    « Il doit être content de rencontrer son idole », ajoute-t-il.

    Au-delà de l’émotion, cette présence commune au Festiras constitue également une belle vitrine pour la scène urbaine de l’Ituri. Voir un artiste de Bunia partager l’affiche avec une figure internationale du rap francophone est un signal encourageant pour de nombreux jeunes talents qui rêvent, eux aussi, de faire entendre leur voix bien au-delà de leur ville d’origine. Au-delà de La Fouine, plusieurs autres noms : Zaho, Gaz Mawete, Gally Garvey…

     

    Rédaction

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