Bunia est confrontée à une crise immobilière de plus en plus préoccupante, caractérisée par une rareté aiguë des maisons et immeubles de location. Avec une population estimée entre 900 000 et 1 million d’habitants et un taux de croissance urbaine annuel de 4 à 5 %, la demande en logements dépasse largement l’offre disponible. Cette situation a entraîné une hausse des loyers de 30 à 50 % en moins de cinq ans, accentuant la pression sur le centre-ville.
Plus de 60 % des ménages sont locataires, alors que le parc immobilier demeure dominé par des maisons individuelles peu adaptées aux réalités actuelles, analyse de Jacob Dzaringa, ingénieur civil.
La ville présente ainsi un besoin urgent en habitations modernes : immeubles à appartements, bungalows et logements de moyen standing, notamment en périphérie, dans un rayon de 5 à 7 kilomètres.
La future internationalisation de l’aéroport de Bunia constituera un tournant majeur. Elle devrait attirer investisseurs, visiteurs et institutions, renforçant la demande en logements de qualité et rendant l’investissement immobilier encore plus stratégique.
Sur le plan économique, un projet immobilier bien structuré peut générer un rendement locatif annuel de 10 à 15 %, avec un amortissement estimé entre 6 et 8 ans, tout en présentant un faible risque de vacance locative.
Toutefois, la réussite de cette dynamique repose sur le recours à des professionnels qualifiés. Les promoteurs sont encouragés à collaborer avec des entreprises de BTP structurées, telles que Global Modern Construction SARL, afin de garantir la qualité et la durabilité des ouvrages, et à confier la gestion de leurs biens à des sociétés spécialisées comme Nyalu Immo.
Les promoteurs à revenu moyen gagneraient également à se regrouper en mécanismes de co-investissement, accompagnés par Nyalu Investment, afin de mutualiser les ressources et de sécuriser la gestion des fonds et du patrimoine.
L’ingénieur invite l’administration provinciale à poursuivre l’asphaltage des voiries, les banques à développer des crédits immobiliers adaptés, les services de sécurité à renforcer la stabilité, et les services techniques et fonciers à assumer pleinement leur rôle en matière de planification urbaine.
Rédaction

