Le vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, demande à l’Autorité de l’aviation civile (AAC) et à la Régie des voies aériennes (RVA) de lui transmettre des informations détaillées sur l’état technique et la navigabilité de l’avion qui s’est écrasé vendredi 25 septembre 2026 à Kenge, dans la province du Kwango.
Dans une correspondance adressée aux directeurs généraux de ces deux organismes et consultée dimanche par l’Agence congolaise de presse (ACP), le ministre demande notamment des renseignements sur le dernier contrôle de navigabilité effectué sur l’appareil.
« Je vous demande, dès réception de la présente, chacun en ce qui le concerne, de me communiquer […] l’état technique de l’aéronef ainsi que les renseignements sur son dernier contrôle de navigabilité », écrit Jean-Pierre Bemba.
Il réclame également des informations sur les circonstances dans lesquelles l’accident s’est produit alors que l’appareil effectuait son vol retour vers Kinshasa après une mission à Kikwit, dans la province du Kwilu.
Un Let L-410 exploité par Tracep Congo Aviation
L’appareil impliqué est un Let L-410 UVP Turbolet exploité par Tracep Congo Aviation. Les autorités avaient précédemment identifié son immatriculation comme 9S-GUC.
Le crash a fait 17 morts, soit 13 passagers et quatre membres d’équipage. Aucun survivant n’a été signalé.
Parmi les victimes figurent le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi Tiende, premier président de la Haute Cour militaire, et le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des FARDC.
Les deux hauts magistrats militaires revenaient d’une mission de service à Kikwit.
Tracep Congo Aviation suspendue
À la suite de l’accident, le ministère des Transports a ordonné la suspension du certificat de transporteur aérien de Tracep Congo Aviation. Cette mesure entraîne la suspension de l’exploitation de ses aéronefs sur l’ensemble du territoire national jusqu’à la fin des enquêtes menées par le Bureau permanent d’enquêtes d’accidents et incidents d’aviation (BPEA).
Le BPEA avait annoncé dès vendredi l’ouverture d’une enquête de sécurité et le déploiement d’enquêteurs sur le lieu du crash. Il avait également demandé la préservation du site et la mise à disposition de documents nécessaires aux investigations, dont le manifeste des passagers.
Une enquête judiciaire distincte a également été ordonnée afin d’établir les faits, les circonstances et les causes de l’accident.
À ce stade, aucune conclusion officielle n’a encore établi la cause du crash.
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