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    Le communiqué publié par le Secteur opérationnel Ituri, le 16 juillet, dépasse le simple exercice de communication. Dans une province marquée par l’insécurité depuis plusieurs années, chaque incident sécuritaire est rapidement interprété différemment sur les réseaux sociaux ou au dans l’opinion publique. 

    En insistant sur l’absence d’ordre pour engager des opérations contre les groupes armés locaux, les FARDC cherchent d’abord à lever toute ambiguïté sur leur posture actuelle. Ces derniers mois, l’approche non militaire a toujours été ventée, bien attendu aux côtés des opérations militaires parfois ciblées.

    Au stade actuel, l’armée souligne un élément important. Elle indique que les opérations planifiées concernent les ADF, un mouvement considéré comme terroriste et responsable de nombreuses attaques meurtrières dans les territoires d’Irumu et de Mambasa. Cette distinction montre que le commandement entend séparer les actions de lutte contre les groupes terroristes des mécanismes mis en place pour gérer la question des groupes armés locaux.

    Le choix d’annoncer une enquête avant toute conclusion constitue aussi un message. Des enquêtes qui pourraient peut-être déterminées les circonstances exactes dans lesquelles ces incidents ont survenu.

    Sous état de siège depuis 5 ans, l’Ituri demeure toujours confrontée à l’insécurité, bien que de manière nuancée ces derniers temps.

    L’évolution de la situation dépendra désormais des résultats de l’enquête annoncée ainsi que des développements sur le terrain. Sur le terrain, des sources locales évoquent le retour relatif du calme.

    Enquête, un sujet aussi important en Ituri. Plusieurs ont été annoncées mais peu aboutissent à un résultat attendu ou du moins les résultats de ses enquêtes sont de moins en moins rendues publiques.

     

    Verite Johnson

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