À la clôture du mois de mars consacré aux droits des femmes, le gouverneur de la province de l’Ituri, le lieutenant-général Luboya N’kashama, a tenu à rendre un hommage aux femmes, qu’il considère comme des piliers essentiels dans la quête de la paix et du changement.
Dans son message, le lieutenant-général a salué le rôle souvent discret mais déterminant des femmes dans la société iturienne. Pour lui, elles ne sont pas seulement des actrices sociales, mais de véritables socles sur lesquels peut reposer un avenir plus stable pour la province.
Convaincu de leur potentiel, le chef de l’exécutif provincial estime que l’implication accrue des femmes pourrait faire basculer positivement la situation sécuritaire en Ituri. Il en appelle ainsi à un engagement plus fort, plus visible et plus constant des femmes dans les dynamiques de paix.
« Les femmes sont les socles. Si les femmes peuvent nous joindre pour avoir ce langage de paix, de réconciliation (…) Mais si elles peuvent être encore davantage avec nous je suis sûr avec les femmes nous aurons la paix», a-t-il déclaré au micro de buniaactualite.cd.
Ce constat intervient dans un contexte où la femme de l’Ituri reste encore largement absente des espaces de prise de décisions, aussi bien au niveau local que national. Une réalité qui contraste pourtant avec les capacités et les ressources humaines dont elles disposent.
Malgré ces limites, une nouvelle dynamique semble émerger. Les femmes de l’Ituri s’affirment progressivement comme des forces incontournables, prêtes à contribuer activement à la transformation de leur environnement. Une évolution que le gouverneur dit reconnaître et encourager.
« Nous avons vraiment besoin des femmes pour qu’elle passe ce message de paix. Quelle passe ce message femmes paix», poursuit le chef de l’exécutif provincial.
Dans cette perspective, l’autorité provinciale affirme s’appuyer sur elles pour faire avancer les choses. Mais au-delà de cette reconnaissance, un appel est lancé : celui de voir les femmes s’impliquer davantage, prendre leur place et peser réellement dans les décisions qui engagent l’avenir de la province.
Au moment où le mois de mars s’achève, ce message résonne comme une invitation claire. Un appel à la participation collective. Surtout une invitation à considérer les femmes non plus comme des actrices secondaires, mais comme des partenaires à part entière dans la construction de la paix en Ituri.
Verite Johnson

