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    Docteur Serge-Touré Maliaka Sefu a donné sa position face au « Pacte Social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RDC et dans les Grands Lacs ».

    A l’occasion du jubilé de l’espérance, en vertu de leur mission prophétique, tenu en date du 15 janvier 2025 au Centre interdiocésain de Kinshasa, l’église catholique et l’ECC ont exhorté les peuples, les communautés et les États de leur sous-région à travailler pour une « coexistence pacifique et solidaire ».

    Elles ont estimé, dans leur communiqué, que « les conflits politiques et armés ainsi que leur cortège de divisions et d’impacts dévastateurs sur la vie humaine, l’environnement et les conditions socio-économique de nos peuples ne peuvent plus nous laisser indifférents ».

    Une initiative salutaire, pense le Dr. Serge-Touré Maliaka Sefu. Il a salué l’engagement une fois de plus des missions ecclésiastiques aux côtés de la politique qui a pour idéal la bonne conduite des affaires publiques, visant la satisfaction du plus grand nombre.

    Il analyse cette sortie sous deux angles, à savoir spirituel et politique. Cet enseignant-chercheur, Politologue, a accordé ce qui suit :

    A ce niveau de compréhension et c’est ce qui se fait quand il le faut, au plan spirituel les églises doivent associer à ce pacte d’autres mesures telle que la contrition et/ou la pénitence, toutes redoublées à des jeunes de prière aux fins de restaurer la communion avec Dieu car les ennemis de la paix, ceux qui brouillent « le mieux vivre ensemble » sont dorénavant connus et ne peuvent d’eux-mêmes s’empêcher de revivre la miséricorde de leur Seigneur. D’où, l’accompagnement des églises s’observe nécessaire.

    Au plan politique et surtout diplomatique, compte tenu de leurs zones et/ou réseaux d’influence, les présences assez ponctuelles des églises aux cotés des missions diplomatiques doivent être ravivées. Partant, la relance des divers processus de rapprochement entre acteurs serait chose à saluer et doit d’ailleurs chuter, comme envisagé par les églises, à un forum international de paix et de co-développement jugé nécessaire pour résorber les conflits transfrontaliers et leur lot de dévastations.

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    A la question de savoir quelles peuvent être les faiblesses d’une pareille mesure ? Maliaka Sefu a estimé que « les églises dont les missions oscillent entre la construction de la foi, la promotion de la paix et de la justice sociale, se heurtent assez souvent à des obstacles façonnés par les véreux qui d’ailleurs ne tardent pas à leur encoller les caractéristiques non exhaustives de « de partiale », « arbitraire », etc. et voilà ce à quoi ressemble déjà un lot de faiblesses pouvant avilir l’accompagnement des missions religieuses auprès de nos populations ».

    Rédaction

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