La ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, est restée calme ce matin malgré les avancées récentes de l’Alliance des Forces Congolaises et du M23 dans la région. Des habitants, encore marqués par les violences des derniers jours, ont retrouvé une certaine quiétude, mais la tension reste palpable.
Selon des sources locales, aucun affrontement majeur n’a été signalé dans la ville ce matin. Cependant, les forces de sécurité restent mobilisées et des patrouilles sont visibles dans plusieurs quartiers stratégiques.
« Il y a beaucoup de morts, beaucoup de blessés ces derniers jours… », a reconnu le gouverneur du Sud- Kivu, Jean Jacques Purusi, parlant de la situation de la ville d’Uvira concernant le bilan humain, lors de sa récente intervention sur Top Congo FM. A l’en croire, la situation est toujours sous contrôle de l’armée régulière, en dépit de la peur qui a gagné la population locale.
Parallèlement, Bujumbura a dénoncé trois explosions survenues récemment près de la frontière avec la RDC, attribuées par le gouvernement burundais à des actes liés aux tensions dans la région. Le président burundais a exprimé son inquiétude face à la déstabilisation croissante et a appelé à une intervention internationale pour sécuriser la zone frontalière.
Dans un communiqué publié ce matin, le gouvernement rwandais a mis en cause la coalition FARDC–Burundi, l’accusant d’être derrière les attaques ayant touché certaines localités proches de la frontière. Kigali appelle les Nations unies et les acteurs régionaux à une médiation urgente pour prévenir une escalade.
L’avancée de l’AFC/M23 dans le Sud-Kivu avait provoqué ces derniers jours d’intenses mouvements militaires, notamment dans les territoires de Rutshuru et de Masisi. Les organisations humanitaires locales restent préoccupées par la situation sécuritaire et alertent sur les risques pour les populations civiles, qui pourraient être contraintes à l’exode.
Les observateurs régionaux soulignent que les tensions entre Kigali et Bujumbura sur la gestion de la frontière et le soutien présumé à certaines factions armées risquent d’aggraver la crise dans l’Est de la RDC. Les autorités congolaises, elles, maintiennent une posture prudente et assurent surveiller la situation de près.
Rédaction

