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    Des journalistes de la ville de Butembo, au Nord-Kivu, ont été outillés ce vendredi 2 octobre 2026 sur leur rôle dans la lutte contre la maladie à virus Ebola. C’était lors d’une séance d’échange organisée par la Croix-Rouge, dans le cadre de la sensibilisation à la désinformation, aux rumeurs et à la mésinformation liées à l’épidémie.

    Les professionnels des médias doivent servir de pont entre la riposte et la population, a déclaré Nicéphore Aguiar, officier en communication des risques et engagement communautaire au sein de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR). Il a notamment insisté sur l’importance de diffuser des informations fiables, de sensibiliser la population aux bonnes pratiques tout en s’appuyeant sur les ressources disponibles au sein de la riposte.

    « Les journalistes doivent donner des informations justes et vérifiées. Ils ne sont pas forcément des spécialistes en la matière, mais ils doivent savoir à quelle ressource puiser, vers quel pilier s’orienter pour vérifier telle rumeur qui circule », a-t-il précisé.

    Il a également souligné l’importance du rôle des médias dans la sensibilisation et le fait de rassurer les populations confrontées aux rumeurs et à la désinformation. Les journalistes ont ainsi été orientés vers les différents piliers de la riposte afin de savoir où recueillir les informations et de servir de pont entre les acteurs de la riposte et la communauté.

    Les participants ont salué cette initiative, estimant qu’elle leur est utile pour produire une information de qualité et contribuer à la lutte contre Ebola.

    Rose Ndundi, journaliste à la Radio Liberté Butembo, s’engage ainsi à jouer un rôle actif dans la sensibilisation de la communauté.

    « Comme journaliste, j’ai le devoir d’informer la communauté sur les risques liés à Ebola. On nous a invités à sensibiliser la population aux bonnes habitudes à appliquer pour se protéger, et nous avons bénéficié de notions sur les EDS, notamment sur la manière dont la population doit se comporter lorsqu’il y a un cas de décès. Je m’engage comme agente de la réponse à Ebola , je ne dois pas être la première à afficher de la résistance, mais plutôt sensibiliser pour que la population comprenne que la maladie existe et que nous devons tout faire pour son éradication rapide. », a-t-elle dit.

    Victoire Posite, de La Voix de l’UOR, s’engage à son tour à rester proche de la communauté afin qu’elle reçoive la bonne information en temps utile.

    « Nous avons été outillés à des notions qui vont nous aider à lutter contre les rumeurs, la désinformation et la mésinformation. », a-t-il déclaré.

    Autant les professionnels de la santé se battent pour soigner les malades, autant les journalistes informent pour sauver des vies, car l’information est tout aussi vitale que la nourriture et l’eau. Ebola est une maladie dangereuse, mais qui peut être maîtrisée dans de courts délais grâce à l’implication de toute la communauté.

     

    Providence Birugho

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