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    La ville de Butembo, au Nord-Kivu, a retrouvé son calme ce vendredi 16 octobre 2026, au lendemain d’une journée « ville morte » marquée par des barricades, des coups de feu et des perturbations des activités commerciales. La circulation était redevenue normale dans plusieurs artères de la ville, notamment à Furu, l’un des principaux foyers de tensions de la veille.

    Selon les informations recueillies dans la matinée, le trafic routier se déroulait normalement vers 10 h 30, y compris dans les secteurs où des jeunes avaient érigé des barricades jeudi. Le calme était également signalé.

    Ce retour à la normale intervient alors qu’une deuxième journée de mobilisation avait initialement été annoncée pour vendredi par des mouvements citoyens et groupes de pression.

    Les mouvements Raiya Ana Simama et Véranda Mutsanga ont toutefois appelé la population à reprendre ses activités, renonçant à poursuivre la mobilisation ce vendredi.

    La veille, plusieurs quartiers de Butembo avaient connu des perturbations à la suite du mot d’ordre de « ville morte ». Des jeunes avaient notamment dressé des barricades et brûlé des pneus à Furu et sur l’axe Mutsanga.

    Selon une source locale abordée par buniaactualite.cd, des éléments des Forces armées de la RDC et de la police étaient intervenus pour disperser les manifestants. Des coups de feu avaient été entendus au cours de ces interventions, sans qu’un bilan humain soit établi.

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    Plusieurs commerces étaient restés fermés, tandis que les cours avaient été perturbés dans certains établissements scolaires. La circulation s’était néanmoins poursuivie dans d’autres quartiers, témoignant d’un suivi inégal du mouvement.

    Cette mobilisation visait notamment à commémorer le début des massacres de civils dans la région de Beni, à dénoncer l’insécurité persistante dans l’est de la RDC et à réclamer la libération de Clovis Mutsuva et Assa Paluku Mahamba, détenus à Beni.

    Les organisateurs ont également exprimé des préoccupations concernant la gestion de la riposte contre Ebola.

    La poursuite du mouvement ne faisait cependant pas l’unanimité. Dès jeudi, Aristote Mathe, responsable de la Véranda Mutsanga, avait indiqué soutenir la mobilisation du 15 octobre, tout en s’opposant à celle prévue le lendemain.

    Le retour au calme observé vendredi marque ainsi une accalmie après les tensions de la veille, sans pour autant signifier que les revendications des mouvements citoyens ont trouvé une réponse.

    Rédaction

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